coterie

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du latin médiéval coteria (« petite tenure »), dérivé de l’ancien saxon *kot (« cabane »), apparenté à cottage et cotier.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
coterie coteries
\kɔt.ʁi\

coterie \kɔt.ʁi\ féminin

  1. (Histoire) Société de villageois réunis pour tenir d’un seigneur quelque héritage.
  2. (Histoire) Groupe d’ouvriers appartenant à un même corps de métier, spécialement dans le cadre du compagnonnage et des métiers du bâtiment.
    • [Il] monta vers la gare, accompagné par la coterie qui portait en chantant deux lourdes caisses pleines de ses outils. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 38)
    • Les maçons travaillaient dans la bonne humeur et sans doute une joie créatrice les animait-elle. Ils sifflaient sur leurs échelle. Ils montaient les seaux de mortier et de pierres à l’aide d’un treuil qu’ils actionnaient à deux. Ils s’interpellaient :
      « Alors, ça va la coterie ? »
      — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 159)
  3. (Péjoratif) Groupe restreint de personnes liées par des intérêts ou des idées communes et qui cabalent contre ceux qui sont en dehors de ce groupe.
    • Cette femme, dévouée avec calcul à la fortune politique de son mari, tenait à connaître l’opinion des moindres coteries ; […]. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des deux Mondes, T. 2, 4, 1833)
    • Considérant que M. Fidèle Simon a toujours professé les opinions d’une coterie politique qui a été néfaste à la République, en mécontentant le pays tout entier par son intolérance et sa maladresse… — (Appel du Comité républicain de Saint-Nazaire à voter pour Aristide Briand - Législative de 1889)
    • Comme beaucoup de femmes du faubourg Saint-Germain, la présence dans un endroit où elle se trouvait de quelqu’un de sa coterie, et auquel d’ailleurs elle n’avait rien de particulier à dire, accaparait exclusivement son attention aux dépens de tout le reste. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 190)
    • Je veux sortir l’art contemporain des discours sur les cotes et les coteries. L’espace des Capucins de Landerneau n’est pas réservé aux « sachants ». — (Sabine Gignoux, Sortir des coteries des milieux culturels, Journal La Croix, page 15, 17 octobre 2014)

Apparentés étymologiques[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]