infaillibilité

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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Dérivé de l’adjectif infaillible avec le suffixe nominal -ité.

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
infaillibilité infaillibilités
\ɛ̃.fa.ji.bi.li.te\

infaillibilité \ɛ̃.fa.ji.bi.li.te\ féminin

  1. Qualité de ce qui est infaillible.
    • La création en 1958 du Conseil constitutionnel représente une rupture avec ce dogme de l’infaillibilité de la loi, puisqu'il a le pouvoir de la contrôler. (Patrick Roger, Conseil constitutionnel : au "non" de la loi, dans Le Monde (www.lemonde.fr) 28 février & 3 mars 2013)
    • L’infaillibilité d’une règle, d’un principe. L’infaillibilité d’une promesse. L’infaillibilité d’un remède.
  2. (En particulier) (Religion catholique) Impossibilité de se tromper, pour le pape.
    • Espérons que la France ne consentira plus à recevoir un joug humiliant , des lois étrangères , et qu'on pourra être chrétien sans reconnaître l’infaillibilité des papes dans des choses semblables aux parties casuelles. (Julien de Saint-Acheul, Taxes des parties casuelles de la boutique, rédigées par Jean XXII, et publiées par Léon X, Paris : chez les Libraires de Théologie, 1820, p. 134)
    • Il […] se faisait fort de créer, pour le roi et le pape, une armée de quarante-quatre mille dévoués, chevaliers de l’infaillibilité papale, pour exterminer, de concert avec l’Espagne, les Turcs et les jansénistes. (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p. 111)
    • Et que m’importe la grandeur ! que m’importe l’infaillibilité ! si l’impitoyable vieillesse brise mon corps, emporte mes dents, obscurcit mes sens et ne me laisse qu’une sensation : la torpeur. (Paul Lafargue, Pie IX au Paradis, 1890)
    • Et ce sera l’ancien pouvoir des papes et des évêques, si vite corrompu, et fondé cette fois sur une sorte d’infaillibilité positive. (Alain, Souvenirs de guerre, p. 237, Hartmann, 1937)
    • Il y déclare en effet, avec les docteurs gallicans, que l’Église primitive ne reconnaissait nullement la suprématie et l’infaillibilité du Saint-Siège, et que ces doctrines ultramontaines constituent des nouveautés dangereuses, exclusivement fondées sur les fausses décrétales. (Stéphen Leroy, L’'assemblée du district de Sedan et son bureau intermédiaire, dans La Révolution française : revue d’histoire moderne et contemporaine, publiée par la Société de l’histoire de la Révolution française, Paris, 1893, vol. 24, p. 532)

Antonymes[modifier]

Traductions[modifier]

Références[modifier]