marchander

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Attesté en ancien français au XIIe siècle sous la forme markëander dans Li romans de Carité, du Renclus de Moiliens.

Verbe [modifier le wikicode]

marchander \maʁ.ʃɑ̃.de\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Demander le prix d’une chose, d’un produit, et le plus souvent, en débattre pour obtenir un prix inférieur au prix proposé.
    • Après avoir composé de fulgurants poèmes, le jeune Rimbaud à cessé d’écrire à 20 ans et quitte l’Europe pour marchander en Afrique . — (Loup Besmond De SennevilleArthur Rimbaud, l’exilé d’Abyssinie – Journal La Croix, page 18, 28 juillet 2016)
    • Il a marchandé ce cheval.
    • Il a manqué cette affaire, à force de marchander.
    • Il a acheté ce tableau sans marchander.
    • Il ne faut pas marchander avec lui.
  2. (Par extension) Discuter pour lésiner.
    • Il a manqué cette affaire, à force de marchander.
    • On suppute le prix d'une colonne, on marchande l'épaisseur des dorures, bientôt il ne sera plus permis d'allumer une rampe au fronton de l'Élysée, sans entendre crier quelque part qu'un mètre de gaz coûte vingt centimes, […]. — (Pierre Louÿs, Une fête à, Alexandrie, dans Archipel, 1896)
  3. (Figuré) (Intransitif) (Familier) Hésiter, balancer.
    • Il n’y a pas à marchander, il faut se décider.
    • Il fit le sacrifice de sa vie, sans marchander.

Synonymes[modifier le wikicode]

offrir un prix inférieur

Dérivés[modifier le wikicode]

  1. ne pas marchander (Figuré)
    • J’aime mon corps ; il m’a bien servi, et de toutes les façons, et je ne lui marchande pas les soins nécessaires. — (Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien, Plon, 1958 ; coll. Folio, 1974, p. 11-12.)


Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]