prébende

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(XIVe siècle) Emprunté au latin praebenda, de praebendus (« qui doit être fourni »), dérivé de praebere (« offrir », « montrer », « exposer », « fournir », « donner », « apporter », « causer », « provoquer », « livrer »).

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
prébende prébendes
\pʁe.bɑ̃d\

prébende \pʁe.bɑ̃d\ féminin

  1. (Histoire) (Christianisme) Revenu ecclésiastique, attaché ordinairement à un canonicat.
    • […] le traitement dévolu par le Gouvernement aux chanoines n’existe plus depuis une loi de finance du 22 mars 1885 […]. Dans certains diocèses, l’on remplace ces subsides perdus par l’argent d’une fondation pieuse ou, si vous aimez mieux, d’une prébende. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Les vainqueurs de l’accession à l’Église et de la concurrence autour des prébendes ne sont ni les bourgeois ni les nobles, mais le clergé. — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)
  2. (Par extension) Revenu attaché à quelque charge lucrative sans aucun caractère ecclésiastique.
    • Cette situation lui vaut une jolie prébende.
    • Je gagne mes galons de bon petit soldat en m’en prenant à l’un de ces oiseaux si menaçant de savoir et de prébendes, l’énarque du ministre, qui plus est inspecteur des Finances, déité jamais déifiée par les simples mortels. — (Marie de Gandt, Sous la plume. Petite exploration du pouvoir politique, Paris, Éditions Robert Laffont, 2013.)
    • L’affaire de son appartement, survenue à point, l’a décrédibilisé d’entrée de jeu. Comment demander des sacrifices aux autres quand on bénéficie soi-même de prébendes ? Il y a là quelque chose qui cloche et que ne comprennent pas les Français, émus par les révélations de la presse sur les conditions avantageuses dont bénéficient les petits malins qui habitent des logements du domaine privé de la ville de Paris. — (Franz-Olivier Giesbert, La Tragédie du président : Scènes de la vie politique (1986-2006). Paris, éd. Flammarion, 2006. 414 p. ; 24 cm. ISBN 2-08-06-8948-7. La citation (qui évoque la polémique de 1995 sur lʼappartement parisien dʼAlain Juppé), se trouve en page 162 de cette édition.)

Apparentés étymologiques[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]