se mettre

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

 Composé de se et de mettre.

Verbe [modifier le wikicode]

se mettre \sə mɛtʁ\ pronominal 3e groupe (voir la conjugaison)

  1. (Absolument) S’habiller.
    • Mais, pour contre-balancer de tels désavantages, la marquise d’Aubrion avait donné à sa fille un air très distingué, l’avait soumise à une hygiène qui maintenait provisoirement le nez à un ton de chair raisonnable, lui avait appris l’art de se mettre avec goût, l’avait dotée de jolies manières, lui avait enseigné ces regards mélancoliques qui intéressent un homme et lui font croire qu’il va rencontrer l’ange si vainement cherché ; elle lui avait montré la manœuvre du pied, pour l’avancer à propos et en faire admirer la petitesse, au moment où le nez avait l’impertinence de rougir ; enfin, elle avait tiré de sa fille un parti très satisfaisant. — (Honoré de Balzac, Eugénie Grandet, 1834)
  2. Prendre place, s’installer, s’asseoir.
    • Mettez-vous ici, et n’en bougez plus !
  3. S’installer durablement, devenir.
    • — Il n’a pas envie de garder la terre et de se mettre habitant ? interrogea le père Chapdelaine. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
  4. (Populaire) Vivre maritalement.
    • Se mettre avec une femme.
  5. S’occuper à quelque chose
    • Je me suis mis au travail, à l’étude.
    • Je n’ai pas renoncé à cet ouvrage, je m’y mettrai incessamment.
  6. Se réunir en vue d’une action.
    • Se mettre à deux, à trois pour faire quelque chose.
  7. Commencer une action. — Note : Il est alors suivi de la préposition à, puis d’un verbe à l’infinitif qui indique l’action.
    • […], le chien s’était mis à rôder dans les environs, fouillant avidement les tas d’ordures, sans doute pour y déterrer un os ou quelque régal de ce genre. — (Octave Mirbeau, « La Mort du chien » dans Lettres de ma chaumière, 1886)
    • Si j’étais pas faignante je me mettrais à faire les boîtes de nuit, sérieusement, la noce sans m’amuser, j’y parviendrais : tendre ma joue à embrasser, comme un paillasse à la parade tend sa joue à claquer. — (Léon Frapié, La divinisée: roman d'une femme, éditions E. Flammarion, 1927, page 225)
    • Monsieur Hector s’était mis à déambuler, les mains aux entournures du gilet. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)

Traductions[modifier le wikicode]

Traductions à trier[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

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