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teinture

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
(Siècle à préciser) Du latin tinctura qui donne l’ancien français tainture.
SingulierPluriel
teinture teintures
\tɛ̃.tyʁ\

teinture \tɛ̃.tyʁ\ féminin

  1. Liquide préparé pour teindre.
    • À Arles, l’archevêque, qui avait le monopole de l’exploitation de la graine d’écarlate, avec laquelle on fabriquait la teinture rouge, ne traitait, pour la vente de ses récoltes, qu’avec les juifs.  (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • "La magnifique teinte violette, le fait qu'elle ne décolore pas et la difficulté à produire ce colorant, que l'on trouve en minuscules quantités dans le corps de petits mollusques", ont fait de la pourpre royale une teinture prestigieuse qui "coûtait souvent plus cher que l'or", souligne-t-elle.  (AFP, Israël : première découverte de tissus pourpres vieux de 3000 ans, radio-canada.ca, 30 janvier 2021)
  2. Couleur que ce liquide laisse sur les étoffes et sur les autres choses que l’on teint.
    • Du drap d’une belle teinture, d’une bonne teinture. - Ce drap a bien pris la teinture.
  3. Action, art de teindre.
    • Envoyer à la teinture. La teinture est un art fort ancien. - La teinture demande beaucoup de soin.
  4. (Chimie, Pharmacologie, Pharmacognosie) Forme galénique liquide obtenue par dissolution d’un principe actif, le plus souvent végétal, dans un solvant organique tel que l’alcool ou, plus rarement, l’éther. Les teintures sont utilisées à des fins thérapeutiques ou antiseptiques.
    • On panse ensuite, selon les cas, avec du digestif ordinaire, de l'onguent égyptiac, de la teinture d’aloès, le sulfate de cuivre, la liqueur de Villate, la teinture d’iode, l’acide phénique, la poudre de sublimé, la glycérine iodée au tiers.  (G. Gsell & P. Renier, Manuel de médecine dosimétrique vétérinaire ; ou Guide pratique pour le traitement des maladies aiguës et chroniques, Paris : Institut dosimétrique, 1882)
  5. (Sens figuré) Connaissance superficielle dans quelque science, dans quelque art.
    • […] M. Rémusat avait étudié la médecine, et par là il avait pris quelque teinture de toutes les connaissances qui s’y rattachent.  (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
    • Ayant, au contact de la clientèle, pris quelque teinture de la langue voyoute, la toubib a préféré, supposant au mot un pouvoir plus évocateur pour le Gros, un sac à mille francs.  (Albert Simonin, Hotu soit qui mal y pense, Gallimard, Paris, 1971, page 40)
  6. (Alchimie) Préparation censée teindre les métaux et en modifier les propriétés, notamment en leur donnant la couleur de l’or ou de l’argent.
    • De la même façon, on imagine alors qu’au-delà des procédés superficiels de dorure, il est possible de faire pénétrer dans un métal une substance qui le teindra en or, c’est-à-dire qui modifiera chimiquement ses propriétés métalliques. C’est cette substance que l’on appellera par la suite « Pierre philosophale », et quelquefois « teinture des métaux ».  (Bernard Joly, « Quand l’alchimie était une science », l’actualité chimique, 2014  lire en ligne)

Apparentés étymologiques

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Prononciation

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  • teinture sur l’encyclopédie Wikipédia

Références

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