blême
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
- De l’ancien scandinave blâmi, « couleur bleue », de blâ « bleu », d’où livide, blême.
Adjectif
| Singulier | Pluriel | |
|---|---|---|
| Masculin et féminin |
blême | blêmes |
| /blɛm/ | ||
blême /blɛm/ masculin et féminin identiques
- Très pâle, plus que pâle. S’utilise surtout en parlant du visage, du teint.
- Il devint blême de frayeur.
- Adieu, vous voyez trop en mon visage blême
Que m’arracher à vous c’est m’ôter à moi-même. — (Jean de Mairet, Sophonisbe III, 4) - À cet objet d’horreur, l’œil troublé, le teint blême,
J’ai demeuré longtemps plus morte que lui-même. — (Jean de Rotrou, Antigone I, 2) - La main des Parques blêmes
De vos jours et des miens se joue également. — (Jean de la Fontaine, Fables XI, 8) - La disette au teint blême et la triste famine […] — (Nicolas Boileau-Despréaux, Le Lutrin v)
- Mais doit-il vouloir que pour lui nous ayons toujours le teint blême ? — (François de Malherbe, III, 1)
- (Par extension) Objet d’un couleur très sombre.
- Un matin blême.
- Le destin … est jaloux qu’on passe deux fois au-delà du rivage blême. — (François de Malherbe, VI, 17)
- Il dit : Un souffle impur, exhalé sur l’autel, des cierges allumés chasse la flamme blême. — (Masson, Helvétiens, v)
- Il avait tout terni sous ses mains effrontées ; les blêmes voluptés, sur sa trace ameutées, sortaient, pour l’appeler, de leur repaire impur. — (Victor Hugo, Crépuscule, 13)
Apparentés étymologiques
Traductions
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Homophones
Références
- Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 (blême)
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (blême), mais l’article a pu être modifié depuis.