hérésie

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Sommaire

Français [modifier]

Origine et histoire de « hérésie » Étymologie

Du latin haeresis (« doctrine, opinion, système », « hérésie ») emprunté au grec ancien αἵρεσις, haíresis (« choix, option »).

Nom commun

Singulier Pluriel
hérésie hérésies
/e.ʁe.zi/

hérésie /e.ʁe.zi/ féminin

  1. Doctrine contraire à une religion établie, à ses dogmes.
    • Des prêtres prêchaient que les malheurs du pays étaient la conséquence des hérésies et de la négligence des devoirs religieux. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Le triumvirat déclenche contre lui de nouvelles polémiques, bientôt frénétiques, dans lesquelles l'argumentation fait place à une scolastique forgée pour les besoins de la cause et oppose sans fin le léninisme au trotskisme, comme la vérité révélée à l'hérésie, le mal au bien, le salut à la perdition. (Victor Serge, Portrait de Staline -1940)
  2. (Par extension) Doctrine, maxime quelconque, lorsqu’elle est en opposition avec les idées reçues.
    • Tous ces principes sont autant d’hérésies en littérature, en médecine, en art, etc. Ce que vous dites là est une
  3. (Figuré) (Familier) Idée peu commune, à laquelle on exprime son désaccord.
    • Quelle hérésie ! Jacques Bonhomme, trahir la cause du sol, abandonner la culture du blé parce que peu rémunératrice. (Albert Noret, Les Féodaux du Blé, E. Figuière, 1930, p.183)
    • Curieusement, ces tubes énormes font un coude serré juste avant d'atteindre la salle des machines... Une complète hérésie en termes de dynamique des fluides assumée par les concepteurs de l'époque. (Ludovic Dupin, La centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)

Variantes orthographiques

Antonymes

Apparentés étymologiques

Traductions

Prononciation Prononciation

Voir aussi Voir aussi

Références Références