colorer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Siècle à préciser) Ce verbe dérive de couleur avec influence du latin colorare (« colorer »).

Verbe[modifier]

colorer \kɔ.lɔ.ʁe\ transitif 1er groupe (conjugaison) (pronominal : se colorer)

  1. Revêtir de telle ou telle couleur.
    • Un régiment d’ouvriers et pas mal de jeunes apprentis colorent les images au pochoir. Armés d’un formidable pinceau, de forme spéciale, ils trempent d’un mouvement rythmé dans un pot de couleur pour le passer sur le patron, […]. (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
    • Vingt minutes avant de retirer le rosbif du feu, déballez-le pour en colorer les surfaces, débrochez-le sur un plafond, salez-le, tenez-le à l’étuve pendant une demi-heure; […]. (Urbain Dubois & Émile Bernard, La Cuisine classique, 3e éd., Paris : E. Dentu, 1868, p.125)
    • (Pronominal)A mesure que le rhum vieillit, il se colore, se brunit ; il prend, avec une odeur piquante, une saveur acre & desséchante, dont la nuance empyreumatique huileuse fait dire, à ceux qui n’y sont point accoutumés, que cette liqueur sent le vieux cuir. (Fourcroy & Vauquelin, Encyclopédie méthodique: Chimie et métallurgie, V.6, p.51, 1815)
  2. (Figuré) Donner une belle apparence à quelque chose de mauvais.
    • Le sentiment de révolte que l’on rencontre dans les classes pauvres se colorera dès lors d’une atroce jalousie. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.227)
    • Cette trahison se colore de grands mots. Aimer son pays c’est toujours, selon l’opinion régnante, aimer la gloire, la richesse, et le pouvoir. Cette vertu est un peu trop facile. (Alain, Souvenirs de guerre, p.236, Hartmann, 1937)

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Références[modifier]