dépendre

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : dependre

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin dependere.

Verbe 1 [modifier]

dépendre transitif direct 3e groupe (conjugaison)

  1. Détacher une chose de l’endroit où elle était pendue.
    • Dépendre un tableau. — Dépendre une enseigne.
  2. Détacher une personne pendue.
    • Quand on le dépendit, il était déjà raide.

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Verbe 2[modifier]

dépendre transitif indirect

  1. Être assujetti à ; être subordonné à.
    • Les chefs d'unités finissaient par ne plus savoir de qui ils dépendaient. Ils recevaient en haussant les épaules les ordres inexécutables. (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p.215)
    • La vie urbaine dépérit et, comme la civilisation islamique médiévale était elle-même essentiellement urbaine et que la richesse matérielle dépendait du commerce, la prospérité déclina. (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
  2. Ne pouvoir être réalisé sans l’action, sans l’intervention d’une personne ou d’une chose.
    • Le terrible, c’est que le succès dépendait maintenant uniquement du vote de ces deux olibrius, […]. (Louis Pergaud, Deux Électeurs sérieux, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Les arômes contribuent à rendre le produit agréable au palais, ce qui dépend essentiellement de la présence de produits laitiers ou de la matière édulcorante dans la formule. (Germain Ménard & al.; La biscuiterie industrielle, dans Le Blé: éléments fondamentaux et transformation, coordonné par Armand Boudreau & Germain Ménard, Presses de l'Université de Laval, 1992, p.305)
    • Cela dépend des circonstances, de la position où l’on se trouve, ou absolument,
  3. Faire partie de quelque chose ; y appartenir.
    • Chaque hôpital possédait une tisanerie ; celle-ci dépendait de l’infirmerie du fort ; on y descendait par un petit escalier. (Germaine Mailhé, Déportation en Nouvelle-Calédonie des communards et des révoltés de la Grande Kabylie (1872-1876), p.163, L’Harmattan, 1995)
    • La consommation de sel, dont le prix oscillait entre 15 livres 8 sols et 57 livres 10 sols le minot, était libre, l'acheteur devant seulement s’approvisionner au grenier dont dépendait sa paroisse. (Bernard Briais, Contrebandiers du sel : La vie du faux saunier au temps de la gabelle, Paris : Éditions Aubier Montaigne, 1984, p. 14)

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Paronymes[modifier]

Références[modifier]