esclandre

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

De l’ancien français esclandre (« bruit, scandale, indignation »), francisation du latin liturgique scandalum (« cause d’offense »), du grec ancien σκάνδαλον, skandalon (« scandale »).

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
esclandre esclandres
/ɛs.klɑ̃dʁ/

esclandre /ɛs.klɑ̃dʁ/ masculin, autrefois aussi féminin

  1. Bruit, éclat scandaleux provenant de quelque acte fâcheux.
    • Giselle, ajouta-t-il après un moment de silence, vous lui direz de ma part de venir demain... s'il ne vient pas, j'irai faire une esclandre au château, c'est sûr! (Émile Souvestre, La Mosaïque de l'Ouest, 1845)
    • Toutefois M. et Mme Lebirbe, affolés par cet esclandre, insistèrent pour que le Roi terminât le conflit hors de leur présence… (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
    • Pas de nuit qui ne s’achevât sans esclandre et c'est là qu'un matin, dépêché par le journal où je gagnais ma vie, j'aperçus sur un froid carrelage une fille assassinée. (Francis Carco, L'Amour vénal, 1927, p.11)
    • Ce petit homme que le patron du bal avait aussitôt classé dans la catégorie des trouble-fête, eût bien été capable de causer un esclandre, pour peu qu'on le contrariât. (Francis Carco, Images cachées, 1929)

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

Ancien français[modifier | modifier le wikicode]

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

esclandre /Prononciation ?/

  1. Variante de escandre.

Références[modifier | modifier le wikicode]

  • Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du ixe au xve siècle esclandre 1881, édition de Paris, 1881-1902, F. Vieweg