péon

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher
Voir aussi : Peon, peon, peón

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Date à préciser) De l’espagnol peón.

Nom commun 1[modifier]

Singulier Pluriel
Masculin péon
\pe.ɔ̃\
péons
\pe.ɔ̃\
Féminin péone
\pe.ɔn\
péones
\pe.ɔn\

péon \pe.ɔ̃\ masculin (équivalent féminin : péone)

  1. Ouvrier agricole des haciendas du Mexique.
    • […] les péons avaient formé à quelques pas de l’hacienda un enclos dans lequel, après avoir fait entrer les bestiaux, ils séparaient les maigres d’avec les gras, que l’on faisait sortir un à un de l’enceinte. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
    • Le sergent-valet de chambre Atonito en prenait soin qui était petit-fils d’esclaves et dont le regard, captif encore, ne se posait sur les blancs qu’avec timidité, Gumersindo, le chauffeur noir, admirable mécanicien, Felizota, la cuisinière, et la servante Narcisa venaient aussi, leur travail terminé, se glisser silencieusement autour du feu avec l’ancien péon Téofilo qui accompagnait toujours les enfants, même quand le colonel et sa femme sortaient avec eux. (Jules Supervielle, Le Voleur d’enfants, 1926, p. 74-75)
  2. (Par extension) Personne de bas niveau social.
  3. (Tauromachie) Aide du matador.

Variantes orthographiques[modifier]

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Nom commun 2[modifier]

Singulier Pluriel
péon péons
\pe.ɔ̃\

péon \pe.ɔ̃\ masculin

  1. (Poésie) « (Poésie grecque.) Péon, c’est-à-dire pié. Les anciens comptoient quatre sortes de pié qui s’appelloient péons. On leur donna ce nom parce qu’on les employoit particulierement dans les hymnes d’Apollon, qu’on nommoit Péan. Le premier péon est composé d’une longue & trois breves, comme colligere ; le second est composé d’une breve, une longue & deux breves, comme resolvere ; le troisieme est composé de deux longues, une breve & une longue, comme communicant ; & le quatrieme est composé de trois breves & une longue, comme temeritas. »[1]
    • Disons ici en quoi consiste le çloka, et qu’on nous permette de l’exposer en termes à nous […] On sait déjà que c’est un distique dont chaque vers a 16 syllabes groupées en 2 pâdas, les mêmes quant au nombre de syllabes, divers quant au rhythme. À présent, voici comment se comporte ce rhythme. Coupons le vers en groupes quadrisyllabes. Alors le 4e est invariablement un diïambe ou (toute finale de vers étant indifférente) un péon 2e ; le 2d, au contraire, repousse invariablement ces 2 pieds, plus les 2 ioniques et ce qu’ils deviennent en changeant la dernière (c.-à-d. le spondéoïambe ou épitrite 3e et le péon 3e) : donc des 16 pieds quadrisyllabes imaginables, 10 peuvent être admis, savoir (en les échelonnant 2 à 2, de manière à ce que le 2d ne diffère du 1er que par la finale) l’antispaste et l’épitrite premier, le choriambe et le péon premier, le péon quatrième et le procéleusmatique, l’épitrite second et le dichorée, le dispondée et l’épitrite 4e (encore alors est-ce qu’un spondéoïambe ou un péon 3e précède). De ces 10 pieds possibles, les plus fréquents de beaucoup sont l’antispaste et l’épitrite 1er : l’épitrite 2e, le choriambe et le péon 4e ne sont pas rares. Quant aux groupes quadrisyllabes impairs (premier et troisième), des seize pieds quadrisyllabes, à priori, treize peuvent commencer le vers, onze ou douze peuvent commencer le second pâda ; en d’autres termes, 3 seulement sont interdits au commencement du 1er pâda, 4 ou 5 le sont au commencement du second. Quels sont ces trois et ces cinq ? Les trois sont le procéleusmatique, le dactyle et le choriambe ; les mêmes, plus le diïambe, voilà les 4, plus l’épitrite 3e, voilà les 5. (« Spécimen d’une traduction française complète du Râmâyana », in Bulletin mensuel de l’Académie delphinale, tome 3me, Imprimerie de Prudhomme, Grenoble, 1851)

Anagrammes[modifier]