parité

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : parite

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin paritas (« parité »).

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
parité parités
\pa.ʁi.te\

parité \pa.ʁi.te\ féminin

  1. Égalité, similitude entre des objets de même qualité, de même nature.
    • Il n’y a point de parité entre ces faits.
    • Le dollar canadien est arrivé à parité avec le dollar américain.
    • Parité de mérites.
    • Parité de titres.
    • Les hommes, foncièrement pris par une idée ou par une passion, ont un certain caractère commun, une certaine parité d’allures et d’attitudes, si différents d’ailleurs que puissent être leurs qualités, leurs talents, leur position dans le monde et leur éducation. — (Ivan Tourgueniev, Récits d'un chasseur, 1874)
  2. (Finance) Taux de change ; prix d’une monnaie par rapport à une autre.
    • Le premier consiste à établir une parité officielle (à donner un prix d'une monnaie dans une autre), autour de laquelle les cours des monnaies ne doivent pas ou très peu varier. — (Bertrand Affilé, Christian Gentil, Les grandes questions de l'économie contemporaine, Éditions l'Etudiant, 2007,)
    • En français, le terme "parité" signifie en effet "taux de change d'une monnaie par rapport à une autre" alors que "parity" s'entend dans le sens étroit d'une égalité parfaite entre les devises — (latribune.fr, L'euro dégringole victime d'un faux-ami.)
  3. (Anglicisme) Égalité de valeur entre deux monnaies.
    • En 1921, un triumvirat dirigé par le général José Maria Orellana (1921-1926) renversa Herrera. Orellana entreprit de renégocier avec l'entreprise d'électricité Bond & Share ; il créa le quetzal comme monnaie en parité avec le dollar, ce qui était une dévaluation de fait, au bénéfice des producteurs de café. — (L'enfer guatémaltèque, 1960-1996: le rapport de la Commission « Reconstitution de la mémoire historique », sous la direction de Maurice Barth, Karthala éditions, 2000, p.248)
  4. Égalité de traitement ou de respect, entre personnes ou groupes de personnes.
    • L’artiste, le savant, le poète, l’homme d’État, ne sont estimés qu’à raison de leur excellence, et cette excellent détruit toute parité entre eux et les autres hommes : devant ces sommités de la science et du génie disparaît la loi d’égalité. — (Pierre-Joseph Proudhon, Qu’est ce que la propriété ?, 1840)
    • Une telle disposition pose deux principes, celui de la parité de représentation entre salariés et employeurs et celui de la désignation à la place de l'élection. — (Journal officiel de la République française, 1968)
    • Je suis plein d'ardeur. J'invente la parité, en lançant la liste « femme, homme » avec laquelle non seulement je vais perdre des voix mais aussi me couvrir de ridicule – on va l'appeler la « liste chabadabada ». — (Michel Rocard, Si la gauche savait, Robert Laffont, 2005)
    • (Particulièrement) La parité des salaires : égalité de rémunération entre les hommes et les femmes, à grade ou emploi équivalent.
  5. (Mathématiques) Qualité d’être pair ou impair.
  6. (Physique) Remplacement ou non d’une des coordonnées spatiales (un de x, y et z dans l’espace à trois dimensions) par son opposé. Qualité d’être une image réelle ou une image dans un miroir.
  7. (Droit) En droit administratif, l'équivalence des corps et cadres d'emplois entre la fonction publique de l'État et les fonctions publiques hospitalières et territoriales, ainsi que de l'obligation d'équivalence entre les régimes de rémunération et de primes des trois fonctions publiques, permettant censément la mobilité entre ces différentes fonctions publiques.


Dérivés[modifier]

Apparentés étymologiques[modifier]

Traductions[modifier]

Anagrammes[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]