prononciation

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin pronuntiatio, dérivé du verbe pronuntiare (« proclamer »), formé à partir du suffixe pro- (« pour ») et nuntiare (« annoncer »).

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
prononciation prononciations
\pʁo.nɔ̃.sja.sjɔ̃\

prononciation \pʁo.nɔ̃.sja.sjɔ̃\ ou \pʁɔ.nɔ̃.sja.sjɔ̃\ féminin

  1. Articulation, action de proférer, d’exprimer des lettres, des syllabes, des mots.
    • II avait donc décidé de s'embarquer pour l’Irlande, où il pleut plus qu'en Écosse ; mais comme il a un défaut de prononciation , on lui a donné à Leith un passage pour l’Islande. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, p.25)
    • Il est à peine besoin de prévenir quʼil nʼy a pas une question de lʼorthographe en Esperanto, que lʼorthographe est logique, cʼest-à-dire phonétique. Chaque lettre a un son unique, chaque lettre se prononce et la prononciation est harmonieuse et sonore. — (Camille Aymonier, L’Esperanto, 1902)
  2. Manière de prononcer, par rapport à l’orthographe, à l’accentuation.
    • Une mauvaise prononciation fait changer quelquefois l’i en u; p. ex. en rouchi: tulupe, tulipe; en lorrain: desurè, désirer, […]. — (J.F Schnakenburg, Tableau synoptique et comparatif des idiomes populaires ou patois de la France, Bruxelles, C. Muquardt, 1840, p.51)
    • Il parlait couramment anglais, mais avec un fort accent tudesque, qu’on remarquait spécialement dans la prononciation des lettres v et b ; il adoucissait ses th jusqu’à faire entendre le son dz très doux, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 153 de l’éd. de 1921)
    • On s’est plu à qualifier le latin de langue de communication universelle. Or, la multiplicité de ses prononciations et la vanité des efforts pour établir une prononciation unique invitent, pour l’époque moderne, à tenir des propos plus nuancés et, dans le temps, à mesurer, à partir d’un exemple précis – celui de la prononciation –, l’écart entre les discours élaborés sur le latin et la réalité des faits. — (Françoise Waquet, Parler latin dans l’Europe moderne. L’épreuve de la prononciation, Mélanges de l’École française de Rome : Italie et Méditerranée, 1996, vol.108, n°1, p. 279)
  3. Manière de réciter, de débiter.
    • Il a une belle prononciation. — La prononciation est une des principales parties de l’art oratoire.
  4. (Droit) Action de prononcer un jugement.
    • Après la prononciation de la sentence, du jugement, etc.

Apparentés étymologiques[modifier]

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]