tourneur

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

 Dérivé de tourner, avec le suffixe -eur.

Adjectif [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin tourneur
\tuʁ.nœʁ\

tourneurs
\tuʁ.nœʁ\
Féminin tourneuse
\tuʁ.nøz\
tourneuses
\tuʁ.nøz\

tourneur \tuʁ.nœʁ\

  1. Qui tourne, tournant.
    • Il y a des derviches qu’on appelle derviches tourneurs.

Traductions[modifier le wikicode]

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
tourneur tourneurs
\tuʁ.nœʁ\

tourneur \tuʁ.nœʁ\ masculin (pour une femme, on dit : tourneuse)

  1. (Menuiserie) Celui qui fait des ouvrages au tour.
    • Dans telles villes comme Orléans, Caen, Paris, la plupart des corps de métiers (boulangers, chapeliers, chaudronniers, charrons, tourneurs, vinaigriers, moutardiers, etc.) sont ouverts aux femmes. — (Léon Abensour, La Femme et le Féminisme avant la Révolution, Éditions Ernest Leroux, Paris, 1923, page 186)
    • Tourneur en bois, en ivoire, etc.
  2. (Par extension)Il est vrai qu’un tourneur de rouet, bien enclos dans sa chaumine, qu’un rempailleur de chaises, à l’étroit dans sa cabane de roseaux, lui inspiraient la même envie : « Est il heureux, celui-là !… Voilà ce qui s’appelle un homme heureux ! » — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap. 2, 1910)
  3. (Tauromachie) Dans la course camarguaise, celui qui amène le taureau au raseteur.
    • Dépourvu de crochet mais revêtu de la tenue blanche consacrée, chaque tourneur assiste plusieurs raseteurs qui affrontent le cocardier. — (Frédéric Saumade, Des sauvages en Occident : les cultures tauromachiques en Camargue et en Andalousie, Éditions MSH, 1994).
  4. Personne qui organise des tournées de spectacle (de musique ou de théâtre).
    • Le tourneur s’adresse souvent aux promoteurs locaux pour vendre le spectacle quʼil a produit.
    • Un regard en arrière permet de mesurer le chemin parcouru : les tourneurs français n’ont pas cessé d’importer des pièces de boulevard (...) — (Claude Vallon, Le Dossier canadien du théâtre romand, La Cité éditeur, collection « Théâtre vivant », 1967, page 12 → lire en ligne)
    • Jusque-là, j’avais fait pas mal de tournées de théâtre : une courte avec Bériza, plusieurs avec le théâtre de l’Œuvre pour jouer du Crommelynck, de nombreuses et assez extravagantes avec Jean Ledrazal, tourneur plein de témérité et d’imprévu (entre autres, il achetait des pneus d’occasion au marché aux Puces et nous crevions tout le temps). — (Agnès Capri, Sept épées de mélancolie, éditions Julliard, 1975, page 143 → lire en ligne)
    • Le jour de la gloire venue, j’aurais compris qu’ils disent à leur tourneur, si ça t’ennuie pas, vieux, je préférerais ne pas jouer à Paris, c’est tous des crétins là-bas. Mais non. C’est la qualité des gens butés : ils ne sont pas rancuniers. Ou en tout cas ils ont dépassé la rancune, ils n’en sont plus là. — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 132)
    • Oh ! mais ça, tourneur, cʼest un métier. Faut avoir ça dans le sang. — (Les Grands Ducs, film réalisé par Patrice Leconte, sur un scénario de lui-même et de Serge Frydman, 1996. Cet élément de dialogues, prononcé par le personnage d’Eddy Carpentier, se situe dans une des premières scènes, lorsque lui-même et Victor Vialat, autre acteur de seconde zone sur le retour, tendent une sorte de « guet-apens » à Shapiron, organisateur véreux de tournées théâtrales, en vue de récupérer des rôles dévolus à dʼautres acteurs.)
    • En tout cas, jʼavais tout donné, envoyé au diable notre manager et notre tourneur, franchi une étape. — (Fred Bernard, La Paresse du panda : une aventure de Jeanne Picquigny. Paris : éd. Casterman, 2016. 377 pages ; 24 cm. ISBN 978-2-203-09525-0. La citation se trouve en page 36, dans la bouche du personnage de Lily Love Peacock, membre dʼun groupe musical.)
  5. (Cinéma) (Désuet) Personne qui tournait la manivelle de la caméra.
  6. (Cinéma) (Par extension) Personne qui tournait, réalisait des films.
  7. (Péjoratif) Poète médiocre qui tourne des vers.
    • Loti répète au sujet d’Aicard, qu’il croit son ami : « C’est un sentimental. » Or je sais, et pertinemment, qu’il n’y eut jamais plus sec et dur, en son privé, que ce tourneur de vers de mirliton. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Fantômes et Vivants, Grasset, 1914, réédition Le Livre de Poche, page 27)

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Homophones[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]