étonner

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Français [modifier]

Origine et histoire de « étonner » Étymologie

Faisait estoner en ancien français, du latin populaire *extonare, avec changement de préfixe, du latin adtonare (« frapper de la foudre, frapper de stupeur »→ voir é- et tonner).

Verbe

étonner /e.tɔ.ne/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Sens étymologique concret) Ébranler à la manière du tonnerre.
    • Il [le travail au feu] était utilisé dans l'antiquité pour « étonner » les roches les plus dures. (J. Cahen, Bruet, Carrières, 1926)
    • Au XIXe siècle, étonner pouvait prendre le sens d’un coup de foudre amoureux.
  2. Surprendre par quelque chose d’extraordinaire, d’inattendu, frapper de stupeur.
    • J’en sais la raison, je ne m’en étonne plus.
    • Ne vous étonnez pas s’il en use de la sorte.
    • Le fronton de cette église est étonnant !
    • On est alors fort étonné de retrouver les morceaux de bismuth intacts, leur aspect extérieur ne diffère en rien de ce qu’il était avant la chauffe. (Pierre Curie, Propriétés magnétiques des corps à diverses températures; Annales de chimie & de physique, 7e série, t. V, juillet 1895)
    • J’écoute le vaguemestre nous lire le courrier qui part : il approuve sans réserve la carte du colonel : Tout va bien, mais est étonné par celle du capitaine adjoint qui écrit à ses deux fillettes : Bonjour dominical du papa : Il n’aurait jamais cru que c’était un calotin ! (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • Il traita d’abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l’étonnait guère attendu qu’elle était la fille de sa mère. (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)

Dérivés

Traductions

Prononciation Prononciation

Références Références