merveille

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin mirabilia (« chose admirable ») devenu, en latin populaire *miribilia.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
merveille merveilles
/mɛʁ.vɛj/

merveille /mɛʁ.vɛj/ féminin

  1. Chose qui cause une grande admiration.
    • La moindre photographie nous apprend cent fois plus sur le Parthénon qu'un volume consacré à vanter les merveilles de ce monument. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.195)
    • Les merveilles de la nature, de la science.
    • Une merveille de l’art.
    • Il regarde cela comme une merveille.
    • Il nous a dit des merveilles.
    • Il nous raconta des merveilles de ce pays.
    • Il fut surpris à la vue de tant de merveilles.
    • Il a payé ses dettes, c’est merveille, c’est grande merveille.
    • Ce n’est pas merveille.
    • La merveille est que… C’était merveille de l’entendre.
    • C’est une merveille qu’il soit si promptement sorti d’embarras.
    • L’emploi de l’électricité est la merveille de nos jours. Il se dit quelquefois des Personnes.
    • Cet enfant est vraiment une merveille de sagesse.
    • Pic de la Mirandole fut regardé comme la merveille de son siècle.
    • Les sept merveilles du monde, les murailles et les jardins de Babylone, les pyramides d’Égypte, le phare d’Alexandrie ; le Mausolée, tombeau qu’Artémise fit élever pour Mausole, son mari, le temple de Diane à Éphèse ; celui de Jupiter Olympien à Pise, en Élide ; le colosse de Rhodes.
    • (Par hyperbole) C’est une des sept merveilles du monde, se dit d’un superbe édifice, ou de quelque autre chose semblable, étonnante en son genre.
    • C’est la huitième merveille du monde.
    • (Familier) Ce n’est pas grande merveille, ou, par ironie, Voilà une belle merveille, se dit pour rabaisser une chose, une action que quelqu’un veut faire passer pour admirable.
    • C’est une merveille, c’est merveille de vous voir, se dit pour faire un reproche d’amitié à quelqu’un qu’on avait coutume de voir et qu’on ne voit plus que rarement.
    • Faire merveille, faire merveilles, faire des merveilles, se distinguer dans quelque circonstance par un zèle, un courage, une adresse, un talent extraordinaires.
    • Je l’ai vu faire merveilles ce jour-là.
  2. (Cuisine) Beignet du sud-ouest de la France.
    • Les merveilles ne sont pas particulières à Genève ; on en fait aussi dans la Dordogne. (Littré)

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Expressions[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

Ancien français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin mirabilia (« choses admirables »).

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

merveille /Prononciation ?/ féminin

  1. Merveille.
    • tenir a merveille, s’étonner.
    • Dist li paiens : merveilles en ai grant. (Chanson de Roland, XL, (xie siècle).)
    • Ce est merveille que Deus le soufre tant. (id., CXXXII)
    • À tant [ils] saillent hors du batel,
      Et vinrent à Jehan isnel,
      Cui il voient faire mervelles.
      (Bl. et Jeh. 4356, (xiiie siècle).)
    • Et disoient que il avoient trouvé merveilles de diverses bestes sauvages et de diverses façons. (JOINV., 220, (xiiie siècle).)

Variantes[modifier | modifier le wikicode]

Synonymes[modifier | modifier le wikicode]

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]