tirailleur

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

→ voir tirailler.

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
tirailleur tirailleurs
/ti.ʁa.jœʁ/
Tirailleur français du 1er Régiment de la Garde (1811) (2).

tirailleur /ti.ʁa.jœʁ/ masculin - Le féminin semble inconnu dans ces sens.

  1. Soldats en ordre dispersé, faisant feu à volonté contre l’ennemi.
    • [...) On entamait l'action avec des nuées de tirailleurs à pied et à cheval. (Maximilien Sébastien Foy, Histoire de la guerre de la Péninsule sous Napoléon, 1827.)
    • Un grand diable tout habillé de noir (...) a bondi à dix pas de moi. J'ai eu peur. Je croyais avoir affaire à quelque tirailleur bavarois ou saxon. C'était un franc-tireur parisien. (Alphonse Daudet, Robert Helmont, 1874.)
  2. (Histoire) (Militaire) Dans différentes armées, soldats appartenant à des unités d'infanterie légère dont la principale caractéristique était l'extrême mobilité.
    • Bushart était natif de Prusse; il avait été tirailleur dans son pays et était fort adroit. Il tua vingt-sept sauvages dans vingt-huit coups, n’en ayant manqué qu’un seul. (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
  3. (Histoire) (Militaire) Dans l'armée française, soldat d’une troupe coloniale indigène.
    • Un jeune tirailleur, d'une beauté féminine, aux longs yeux d'ombre et de langueur, lui servait d'interprète. (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
    • Or j’eus comme voisin de lit un aumônier du genre fier et silencieux, qui s'équipait en musulman pour les tirailleurs marocains. Le croissant sur son calot était un beau sujet de plaisanterie ; […]. (Alain, Souvenirs de guerre, p.43, Hartmann, 1937)
    • Vous tirailleurs sénégalais, mes frères noirs à la main chaude, couchés sous la glace et la mort. Qui pourra vous chanter si ce n’est votre frère d’armes, votre frère de sang ? (Léopold Sédar Senghor, Hosties noires (1948).)
    • Un bidonville peuplé de soldats de toute provenance, tirailleurs algériens qui se sont mués en brancardiers volontaires,(...), artilleurs antiaériens du Lieutenant Jourdonneau qui bloquent la passe des «Dominique» avec leurs 12,7 quadruples. (Erwan Bergot, Les 170 jours de Diên Biên Phu, 1979.)

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]