agape

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : Agape, ágape, àgape, agapé, agapè

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du latin agape.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
agape agapes
\a.ɡap\
Une vieille peinture murale représentant une agape.

agape \a.ɡap\ féminin

  1. (Religion) Repas que les premiers chrétiens faisaient en commun dans les églises.
    • Vous voyez que la communion était générale, comme les repas nommés agapes. — (François de Salignac de La Mothe-Fénelon, t. XVII, page 505 — cité par Littré)
    • Les bénéfices réguliers durent leur origine aux agapes. — (François René Chateaubriand, Génie, IV, III, 2 — cité par Littré)
    • Il faut, quand on fait le repas des agapes, envoyer les meilleurs plats à l’évêque. — (Voltaire, Phil. II, 225 — cité par Littré)
    • Ah ! mes frères, oserons-nous renouveler les naïfs transports des premiers chrétiens ? Retrouverons-nous la ferveur des agapes, où, loin des froides perversités du siècle, tous les membres de la communauté, hommes et femmes, garçons et filles, possédés par un immense amour, en proie à l’Esprit, se précipitaient dans les bras les uns des autres, et confondant leurs baisers… — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 161-162)
  2. (Par extension) (Figuré) Repas que font entre eux des amis ou des gens associés pour un dessein commun.
    • Marc, au banquet, avait aperçu à la table d’honneur Caribe, sa femme et Le Garrec, faufilés en cette agape comme dans tous les autres spectacles gratis. — (Paul Margueritte, Jouir, 1918, T. 2, page 260)
    • Alors, le repas familial avait une belle tenue ; les femmes, qui ne s’intéressent pas à la métaphysique, pouvaient surveiller leurs enfants et procéder à ces échanges de recettes de cuisine ou de lessive, qui font les bonnes maisons. Ainsi, chacun trouvait son compte dans ces agapes sérieuses, et les enfants eux-mêmes, sans s’en douter, recevaient des enseignements profitables dont ils remercieraient plus tard leur oncle Ferdinand, quand ils auraient augmenté en sagesse. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 133)

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Anglais[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

 Dérivé de gape avec le préfixe a-.

Adverbe [modifier le wikicode]

agape \əˈ.ɡeɪp\

  1. Ouvert.

Adjectif [modifier le wikicode]

agape \əˈ.ɡeɪp\

  1. Ouvert.

Notes[modifier le wikicode]

S’emploie principalement dans des expressions comme mouth agape (« bouche bée »).

Apparentés étymologiques[modifier le wikicode]

Nom commun [modifier le wikicode]

agape \əˈ.ɡaː.peɪ\

  1. (Rare) Agape.
  2. Amour spirituel.

Prononciation[modifier le wikicode]

Latin[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du grec ancien ἀγάπη, agápê (« affection »).

Nom commun [modifier le wikicode]

Cas Singulier Pluriel
Nominatif agape agapae
Vocatif agape agapae
Accusatif agapen agapas
Génitif agapes agaparum
Datif agapae agapis
Ablatif agape agapis

agape \Prononciation ?\ féminin [ăgăpē]

  1. Amour du prochain, charité chrétienne.
    • per curam ecclesiae et agapen fratrum, Tert.
      grâce aux soins de l’Église et à la charité des frères.
  2. Agape, repas en commun des premiers chrétiens.
  3. Charité.

Quasi-synonymes[modifier le wikicode]

Apparentés étymologiques[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  • « agape », dans Félix GaffiotDictionnaire latin français, Hachette, 1934 (page 84)

Néerlandais[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du latin agape.

Nom commun [modifier le wikicode]

agape \Prononciation ?\

  1. Agape.

Synonymes[modifier le wikicode]

Taux de reconnaissance[modifier le wikicode]

En 2013, ce mot était reconnu par[1] :
  • 28,2 % des Flamands,
  • 29,4 % des Néerlandais.

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  1. Marc Brysbaert, Emmanuel Keuleers, Paweł Mandera et Michael Stevens, Woordenkennis van Nederlanders en Vlamingen anno 2013: Resultaten van het Groot Nationaal Onderzoek Taal, Université de Gand, 15 décembre 2013, 1266 p. → [lire en ligne]