cervelle

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du latin cerebella, pluriel de cerebellum (« cerveau »), pris pour un féminin singulier en latin populaire. Via l’ancien français cervele.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
cervelle cervelles
\sɛʁ.vɛl\

cervelle \sɛʁ.vɛl\ féminin

  1. (Anatomie) Nom vulgaire du cerveau, surtout chez l’homme.
    • Cette cervelle gélatineuse, qu’a-t-elle à voir avec l’idée, la religion, la philosophie, la bonté, la pitié, l’amour, la poésie, la liberté ? — (Edgar Morin, La Méthode I, Seuil, 2008, page 1247)
  2. (En particulier) (Cuisine) Cerveau des animaux tués, destiné à servir de mets.
    • Les oreilles de veau ont de commun avec les pieds et les cervelles, l'avantage de pouvoir être frites ou mangées à la poulette; et de plus elles se laissent farcir , accommoder aux pois , aux oignons, au fromage, etc. — (Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière, Almanach des gourmands: servant de guide dans les moyens de faire la bonne chère, Paris : Maradan, an XII, page 12)
  3. (Figuré) Organe de la pensée et, par suite, l’intelligence, le jugement.
    • Cette idée s’était si bien ancrée dans ma cervelle que, malgré tous mes efforts pour la chasser, elle revenait sans cesse plus tenace et plus incisive. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Les maîtres d’école prétendent que ce qu’on écrit se fourre plus avant dans la cervelle que ce qu'on apprend par cœur, et que c'est pour ça qu'ils font faire des devoirs aux enfants, au lieu de se contenter de leur faire réciter des leçons. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 137)
    • De ces cervelles fines, la plus fine était la petite Brulette, emmi les filles, et des plus épaisses, la plus épaisse paraissait celle de Joseph, emmi les garçons. — (George Sand, Les Maitres sonneurs, Londres : George Bell & Sons (Les Classiques Français Illustrés, publiés sous la direction de Daniel O’Connor), 1908, page 4)
    • L'ensemble de ces pseudo-vérités, happeuses de cervelles faibles, M. Marcello-Fabri le compare à une gigantesque barre aimantée attirant les humaines limailles ; çà et là quelques atomes tentent de résister au courant magnétique, mais au prix de quels efforts. — (Les cahiers idéalistes, 1922, n° 5-8, page 49)

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]