loisir

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Substantivation de l’ancien verbe loisir, « être permis » (2e moitié du xe siècle), du verbe impersonnel latin licere (« être permis »).

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
loisir loisirs
/lwa.ziʁ/

loisir /lwa.ziʁ/ masculin

  1. Temps dont on peut disposer en dehors de ses occupations habituelles (emploi, gestion de la maison, éducation des enfants, etc.) et des contraintes qu’elles imposent (transports par exemple).
    • « Le loisir ? fit-il. Mais, ma petite demoiselle, c’est l’état naturel de l’homme ; c’est l’instant des jours fuyants où il ne travaille point pour les autres, où il a le temps devant lui, l’espace autour de lui et pour seul souci le choix du plaisir qu’il va prendre. » (Maurice Bedel, La nouvelle Arcadie, 1934)
    • Ces éminentes personnalités ont toutes été d’accord pour admettre que, dans vingt ans, l’homme consacrera le tiers de sa vie à son éducation, un deuxième tiers à travailler, et le troisième à profiter des fruits de son travail. D’où l’avertissement tiré des conclusions : « Les loisirs vont s’abattre sur l’homme non préparé comme une peste morale. Notre civilisation doit faire face à trois dangers graves : la guerre nucléaire, la surpopulation et le loisir. » (André Brincourt, André Malraux ou le temps du silence, 1966)
  2. Espace de temps suffisant pour faire quelque chose commodément.
    • Le manque de loisir nous prive de parler plus au long de cet excellent écrit; […]. (Anonyme, Revue littéraire, 1830, Revue des deux Mondes, 1830, tome 1)
    • Pour être cultivé, il fallait des loisirs : une classe de gens peinait pour permettre à un très petit nombre de jouir de la vie, de s’instruire, et le jardin de la culture, des belles-lettres et des arts, restait une propriété privée où seuls pouvaient avoir accès non les plus intelligents, les plus aptes, mais ceux qui, depuis leur enfance, s’étaient trouvés à l’abri du besoin. (André Gide, Discours sur Maxime Gorki, en annexe de Retour de l’U.R.S.S. -1936)
    • Seuls les professionnels ont tout loisir, du prime matin au soir tombant, d’inspecter cinq mille — voire dix mille crins. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)

Expressions[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]