provende

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Date à préciser) L’ancien français provenders et une probable altération de prébendier et le bas latin provenda (« distribution [occasionnelle] d’aliments »), une probable altération du bas latin praebenda (« prébende »), dérivé du latin praebeo, influencé par le verbe providere (« prévoir, pourvoir »).

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
provende provendes
\pʁɔ.vɑ̃d\

provende \pʁɔ.vɑ̃d\ féminin

  1. (Rare) Provision de vivres.
  2. (Agriculture) Fourrage, mélange de divers aliments très nourrissants qu’on donne aux bestiaux.
    • Don Ramon mit pied à terre […], ôta la bride de son cheval, afin qu’il pût manger la provende qu’il lui donna. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Watt ne vit pas la bourrique, ou la chèvre, mais la bourrique, ou la chèvre, vit Watt. Elle le regarda s’éloigner, à pas lents, sur la route, et finalement disparaître. Elle se figurait peut-être qu’il y avait dans les sacs quelque bonne provende pour elle. Sitôt les sacs hors de vue, elle laissa retomber sa tête, parmi les orties. — (Samuel Beckett, Watt, 1968)
  3. (Par extension) (Figuré) Matière à réflexion, inspiration…
    • Un sérail est organisé comme une fiction, une dictature aussi. Quand le rideau se déchire, c’est la comédie délirante du langage qui devient l’ultime bouclier : c’est pourquoi un romancier trouve volontiers sa provende dans les apocalypses.— (Marc Lambron, « Yamina Khadra imagine les derniers jours de Kadhafi… », Le Point, no 2 240, 13 août 2015))

Dérivés dans d’autres langues[modifier]

Traductions[modifier]

Références[modifier]