ébaudir

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Vient du verbe baldir (« égayer, s’enhardir ») et lui même du germain bald (« hardi »).
esbaldir au XIe siècle.

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

ébaudir /e.bo.diʁ/ transitif ou pronominal 2e groupe (conjugaison)

  1. (Vieilli) (Familier) Mettre dans une joie bruyante et agitée. — Note : Il s’emploie surtout pronominalement.
    • L'empire romain, centralisé, indiscuté et unique a ébaudi les barbares par une architecture colossale de pierre, donc incorruptible, […]. (Bulletin de la Commission royale des monuments et des sites, t.3, 1973, p.152)
    • En 1845, New York s’ébaudissait devant le squelette d’Hydrargos, « le grand serpent des mers », long de 34 mètres. Albert Koch, qui exhibait sous ce nom le cétacé fossile Basilosaurus, avait pris soin de l'allonger en multipliant ses vertèbres, et l’imposteur fit fortune. (Bernard Teyssedre, Le Diable et l'Enfer , Albin Michel, 1985, p.179)
    • Dans son numéro du 15 janvier 1899, le journal bimensuel parisien le Correspondant médical tirait la sonnette d’alarme en disant : « L'enfant boit ! […]. Les nourrices donnent du vin à leurs nourrissons et s’ébaudissent de leur exubérante gaîté. » (Alberto Toscano, Critique amoureuse des Français, Fayard/Hachette littérature, 2009)
Note[modifier | modifier le wikicode]
La forme archaïque esbaudir est parfois utilisée de nos jours pour donner un effet ironique.

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Homophones[modifier | modifier le wikicode]

Paronymes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (ébaudir), mais l’article a pu être modifié depuis.