ânonner

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du français ânon

Verbe [modifier]

ânonner \ɑ.nɔ.ne\ 1er groupe (conjugaison)

  1. Mettre bas un ânon, pour une ânesse.
  2. (Par extension) (Figuré) Ne lire, ne réciter, ne répondre qu’avec peine, qu’en hésitant.
    1. (Intransitif)
      • Il y a deux ans que cet enfant va à l’école, et il ne fait encore qu’ânonner.
      • Ânonner en récitant sa leçon.
      • Quand il soutint sa thèse, il ne faisait qu’ânonner.
      • Sans lui, je ne serais rien, ânonnait la pupille. — (Amélie Nothomb, Mercure, Albin Michel, Paris, 1998, p. 183)
    2. (Transitif)
      • Craignez, mon fils, d’ânonner et de braire cette langue universelle, à la manière des savants qui remplissent les Académies. — (Anatole France, La Rôtisserie de la reine Pédauque , 1893)
      • L'anglais paie le prix fort de son hégémonie. Car le « globish » disgracieux que l'on ânonne d'un bout à l'autre de notre monde globalisé n'a rien à voir avec la langue abondante, élégante et infiniment plastique qui a fait les riches heures de la littérature d'expression anglaise, […]. — (Élie Barnavie, L'anglais, langue en péril, dans Marianne n°689, 3 juillet 2010)
      • […] lorsque le nouveau Grand Septon en aurait fini de faire ânonner leurs voeux solennels aux chevaliers récipiendaires. — (George R. R. Martin, A_Clash_of_Kings A Clash of Kings, Traduction de l’anglais par Jean Sola, 1999)
      • Une dizaine de mioches assis sur une natte en raphia ânonnaient en chœur l'alphabet hébraïque dessiné sur une planche en bois d’arar (thuya) sur laquelle le rabbin promenait son doigt. — (Ami Bouganim, Vers la disparition d'Israël?, Seuil, 2012)

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Paronymes[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]