bièvre

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : Bièvre

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du gaulois *bebros (→ voir befer en gallois, en vieux breton bever, breton rég. bieuzr, écossais beabhar), de l’indo-européen commun *bhebhrus, attesté sous la forme beber en bas latin (cf. latin fiber, anglais beaver, allemand Biber, bobr en tchèque, avestique bawra, bawri, sanskrit babhrús, « mangouste »), de *bhrus, « brun ».
(1121-34) bevere.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
bièvre bièvres
\bjɛvʁ\
Armoiries avec un bièvre (sens héraldique)

bièvre \bjɛvʁ\ masculin

  1. (Zoologie) (Désuet) Ancien nom donné au castor d’Europe.
    • Entre les animaux à quatre pieds, les bièvres & les loutres sont les premiers dont on ait commencé à manger les jours maigres. […]. Guillaume Durand qui écrivoit sur la fin du treizième siècle, est le premier Théologien qui permette de manger du bièvre ; encore faut-il remarquer qu'il ne permet d'en manger que la queue, & non pas le reste de la bête. Ce qui pourroit avoir donné lieu à excepter cette partie du reste de l'animal, c'est parce qu'elle est couverte d'écailles comme un poisson, […]. — (R. P. Dom Grégoire Berthelet, Traité historique et moral de l'abstinence de la viande […], Rouen : chez la veuve Herault, 1731, p. 264)
    • Maintenant, il est vrai, le Rhône avec ses affluents est le seul fleuve en France qui nourrisse des bièvres , on en tue de temps en temps auprès d'Arles et de Beaucaire et on peut prévoir l'époque où ils disparaîtront tout à fait, car on leur fait une chasse active […]. — (R. P. Julien Bach, Recherches sur la faune des Gaules et sur les origines qui s'y rapportent, extrait des Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de la Moselle (1868), Metz, chez Rousseau-Pallez, 1868, p. 32)
    • Et, juste un peu au-dessus de l'eau, restée vive sous la glace, une famille de castors — des bièvres, comme les appelaient encore les Français à cause de leur fourrure marron-roux — dormait paisiblement. — (Saint-arnaud Caron, Vadeboncœur, Paris : Ed. Acropole, 1983, (rééd. Les aventuriers de la Nouvelle-France, Paris : Belfond, 1996) chap. 1)
  2. (Héraldique) Voir castor.
    • De sinople à la fasce ondée d’argent chargée d’un bièvre de sable, accompagnée de trois fraises d’or, qui est de Bièvres de l’Essonne → voir illustration « armoiries avec un bièvre »

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Paronymes[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]