brouhaha

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(XVIe siècle) Étymologie obscure. Première attestation[1] dans la Farce du savetier :
Audin : Je prie à Dieu que le grant dyable Te puisse emporter.
Le curé, habillé en diable : Brou, brou, brou, ha, ha, Brou, ha, ha.
Audin : Jésus, Notre-Dame! Le Grant dyable emporte ma femme.
  1. De l’onomatopée brou et haha, hypothèse de Gilles Ménage[1], reprise par Littré[2].
  2. Peut-être[1] de l’hébreu בָּרוּךְ הַבָּא, barúkh habá (« béni soit celui qui vient [au nom du Seigneur] »), prière fréquente et déformée par ceux qui ignorent l'hébreu → voir sabbat et ramdam pour d’autres mots péjoratifs issus de termes religieux « étrangers » à la tradition chrétienne dominante en France et liés au bruit ou au diable.

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
brouhaha brouhahas
\bʁu.a.a\

brouhaha \bʁu.a.a\ masculin

  1. Bruit confus généré par une foule, et qui est souvent un signe d’approbation ou de désapprobation.
    • Un brouhaha, une tempête d’exclamations accueillit ces paroles. (Jules Verne, De la Terre à la Lune, 1865)
    • J'ai encore dans l'oreille le formidable brouhaha qui accueillit les ministres pénétrant dans la salle des séances. Les socialistes debout hurlent : « Vive la Commune » au passage de Gallifet. La droite et une partie du centre invectivent, en un langage de porcherie, « le ministère Dreyfus. » (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • Le capitaine, lui, heureux de ce brouhaha, satisfait du plaisir que prenaient ces pauvres gens, relégués pour ainsi dire au-delà du monde habitable, se promenait joyeusement au milieu de ses invités. (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
    • Comment parvenons-nous à suivre une conversation dans le brouhaha d’une foule, d’un restaurant bondé ou lors d’un concert ? Ces situations où le bruit brouille l’écoute amènent à s’interroger sur la structure du son émis par l’interlocuteur, sur celle du fond sonore, et sur la façon dont le système auditif perçoit et analyse l’ensemble, séparant le bon grain communicationnel de l’ivraie cacophonique. (Benjamin Prud'homme et Nicolas Gompel Le chant des rainettes criardes, pas si cacophonique Le Monde le 27 mars 2017)
  2. Bruit confus, tumulte.
    • Il y avait foule. Derrière la haie de soldats qui s'effrangeaient devant le carré réservé à l'échafaud commença à s'élever un brouhaha. (Ivan Tourgueniev, L'Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
    • Dans la salle à manger, marron et or, pleine de lumières, je me suis assis à la table d’hôte. C’est un scintillement général, un brouhaha, le grand empressement vide du début des repas. (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
  3. Agitation, sans idée de bruit.
    • Le brouhaha des idées parisiennes s'efface. (Taine, Notes sur Paris,Vie et opinions de F.-T. Graindorge, 1867, p. 322)

Variantes[modifier]

Synonymes[modifier]

Hyponymes[modifier]

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

  • France (Paris) : écouter « brouhaha [bru.a.a] »

Références[modifier]

Anglais[modifier]

Étymologie[modifier]

Du français brouhaha.

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
brouhaha
\ˈbruː.hɑ.hɑ\
brouhahas
\ˈbruː.hɑ.hɑz\

brouhaha \ˈbruː.hɑ.hɑ\

  1. Brouhaha.
    • There was quite a brouhaha.
  2. (Par extension) Complication inutilement plus grande que sa cause.

Synonymes[modifier]

Prononciation[modifier]