entraver

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Verbe 1) (1493) De l’ancien occitan entravar, mettre une poutre (trau), via l’ancien français tref, « poutre ». → voir latin trabs.
(Verbe 2) (Date à préciser) De l’ancien français enterver (« comprendre »).

Verbe 1 [modifier]

entraver \ɑ̃.tʁa.ve\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Gêner, empêcher la marche par une entrave.
    • Entraver un cheval.
  2. (Figuré) Arrêter quelque chose ou quelqu’un dans sa marche, empêcher.
    • Mais la destruction par l’inflation du capital circulant a entravé la restauration de l’activité économique. (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 Octobre 1923 - 11 octobre 1924), Presses universitaires de France, 1925 (réimpression 2e édition revue), p. 91)
    • Il atteint le fossé qui délimite la Belgique et la France et, en dépit des feuilles pourries qui l’entravent, il le suit à toute allure. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Ni les religions et leurs intégristes, ni les idéologies et leurs militants, ni les bien-pensants et leurs préjugés ne doivent pouvoir entraver le droit à la caricature, fût-elle excessive. (Cabu, cité dans Le Canard enchaîné, 14 janvier 2015)

s’entraver (pronominal : s’entraver)

  1. Se prendre dans des entraves.
  2. (Figuré) Se faire mutuellement obstacle.
    • Ils s’entravent en sollicitant le même poste.

Traductions[modifier]

Verbe 2[modifier]

entraver \ɑ̃.tʁa.ve\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Argot) Comprendre.
    • Ici c’est l’rendez-vous d’toutes les combines, croyez-moi. Ça vous saute pas aux yeux du premier coup, mais il suffit d’observer et on entrave en un rien de temps. (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • — Vous croyez qu’il entrave l’engliche ? (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944, Édition Folio, 2003, p. 171)
    • J’y entrave que dalle, à ton histoire !
    • Et c’est alors qu’un détail légèrement important fut révélé au grand jour : Giacomo ne parlait pas un mot de français, et Chloé n’entravait pas un mot d’italien. (Daniel Nayeri, Coco et Cloclo, dans Brigade des crimes imaginaires et autres histoires fantastiques et déglinguées, traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec, Hélium, 2008, page 322)

Traductions[modifier]

Références[modifier]