plastron

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Date à préciser) Emprunté à l’italien piastrone « plastron (1) ») dérivé de piastra (« plaque [de quelque chose] »).

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
plastron plastrons
\plas.tʁɔ̃\

plastron \plas.tʁɔ̃\ masculin

  1. Pièce de la cuirasse qui protège la poitrine.
    • Les gilets pare-balles ont toujours existé. Avant, on appelait cela une cotte de maille ou une armure. En 1914, les soldats des deux camps se confectionnent des plastrons en acier pour se protéger des éclats d'obus comme des balles. (Philippe Lobjois & ‎Michel Olivier, Ne pas subir: Petit manuel de résistance en temps de guerre terroriste, Fayard, 2016)
  2. (Par analogie) Pièce de certains vêtements, dans l’uniforme de certaines troupes et dans certains costumes féminins, qui recouvre toute la poitrine.
    • Un plastron de chemise est le devant empesé d’une chemise.
    • Il se leva tout à fait, passa la main entre l’échancrure de son gilet et le plastron de sa chemise qui godait, tira les revers de son habit, et s’assura que le nœud de sa cravate n’avait pas été dérangé. (Octave Mirbeau, Le Colporteur)
    • Cavalerie, ma mie, à vous de donner l’exemple. Quittez vos vieilles fanfreluches, soutaches, brandebourgs ou plastrons ; pelisses engonçantes, habits vestes étranglant la taille ; tresses et torsades gênant les mouvements. Renoncez à ces couleurs éclatantes, cibles niaisement glorieuses, devant le tir certain des armes d’aujourd’hui. Disons ensemble ici, un dernier adieu à ces héroïques défroques, symboles encore si vivaces des sublimes chimères pour lesquelles nos pères versèrent le plus pur de leur sang ; cela fait, endossez gaiement votre nouvelle tunique qui, pour si sombre et si prussienne qu’elle soit, est aussi plus saine, plus commode, moins coûteuse, vous couvrant mieux les reins et vous tenant plus chaud au ventre. (Émile-Marcelin-Isidore Planat dit « Marcelin », « Vieux Uniformes », in La Vie parisienne : magazine mensuel artistique et littéraire, 19 décembre 1868)
    • Bert portait toujours ce plastron ; c’était sa chimère favorite, créée par une somnambule extra-lucide qui avait déclaré au jeune homme qu’il avait les poumons faibles. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 102 de l’éd. de 1921)
  3. (Escrime) Pièce de cuir, rembourrée et matelassée, dont le maître d’armes se couvre la poitrine pour donner la leçon, afin d’amortir les coups de bouton de fleuret.
  4. Morceau de bois garni d’une plaque de fer percée de plusieurs trous à moitié épaisseur, qui s’applique sur la poitrine et sur laquelle l’ouvrier appuie la tête du foret pour percer en le faisant tourner.
  5. Tablier de cuir des cordonniers.
  6. (Par analogie) (Zoologie) Partie ventrale, sternale de certains vertébrés.
    1. (En particulier) Partie ventrale du bouclier tégumentaire des tortues.
  7. (Figuré) (Familier) Homme qui est en butte aux railleries ou aux importunités d’un autre.
    • Le rêveur dont je parle est l’homme qu’ils haïraient s’ils en avaient le loisir ; c’est celui qu’ils prendraient volontiers pour plastron de leurs bonnes plaisanteries. (Stendhal, De l’Amour, 1re préface de 1826)
  8. (Par extension) (Militaire) Petit groupe d’hommes qui représentent symboliquement l’ennemi dans une manœuvre.
  9. (Médecine) Péritonite localisée compliquant une appendicite.

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]