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propice

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
(Vers 1170) Emprunté au latin propitius (« favorable, bienveillant »).
SingulierPluriel
Masculin
et féminin
propice propices
\pʁɔ.pis\

propice \pʁɔ.pis\ masculin et féminin identiques

  1. Qui est favorable, en parlant de divinité, toute puissance, ou autorité dont nous pouvons dépendre.
    • Se rendre le ciel propice. — Le destin nous fut propice. — L’accusé, par sa bonne foi, s’est rendu ses juges plus propices. — Jetez sur moi un regard propice, un œil propice.
  2. Qui est particulièrement convenable à quelque chose.
    • En les apercevant, Bert s’aplatit sur le sol, rampa jusqu’à un creux propice et demeura étendu là à contempler leurs efforts. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 357 de l’édition de 1921)
    • C’était là, oui là, sous ces ombrages propices au doux repos et aux austères méditations que tous les jours, tous les matins, de dix heures à midi, les couples revenant du marché s’arrêtaient et faisaient des stations, des stations… trop longues pour être honnêtes. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • La caserne est l’école de toutes les aberrations. Elle est également le terrain le plus propice à l’éclosion des révoltes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 28)
  3. (Par extension) Qui permet le bon déroulement des événements, en parlant du temps, de l'occasion, de la température, du vent, etc.
    • S'ils comptent sur l’effet de surprise, les Anglais se bercent d'illusions. Car faute de vents propices, il leur faudra 12 jours pour atteindre l’île d’Orléans! — (Jean Des Gagniers, Charlevoix, pays enchanté, Presses Université Laval, 1994, page 115)
    • Signe (ou marqueur) de ces temps troubles, jamais les affaires « aux faux policiers » n'ont autant proliféré que sous l’Occupation. Il faut dire que les temps étaient propices. — (Jean-Marc Berlière, Polices des temps noirs : France 1939-1945, chap. 36 : Faux policiers, Éditions Perrin, 2018)
    • C'est alors comme au printemps la saison propice pour parcourir les montagnes de la Chartreuse; je ne sais guère, à la faveur d'un ciel limpide, résister aux séductions de leurs sommets, […]. — (H. Ferrand, « A travers les montagnes de la Chartreuse : Les Rochers de Chalve et la Grande Sure », dans L’Écho des Alpes, n° 3, 23e année : 1887, Genève : chez J. Jullien, p. 183)

Apparentés étymologiques

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Prononciation

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Références

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