prendre garde

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

→ voir prendre et garde.

Locution verbale[modifier | modifier le wikitexte]

prendre garde /pʁɑ̃dʁ ɡaʁd/

  1. Agir avec prudence.
    • Je n’aurais pas pris garde à lui, s’il ne m’eût adressé la parole.
    • On m’annonça hier cette nouvelle, mais je n’y pris pas garde.
  2. Avoir l’attention éveillée sur quelque danger, se précautionner contre lui, en garantir quelqu’un qui y est exposé.
    • Quoi que nous fassions, il nous faudra en tout cas bien prendre garde de ne point agir à rebours de nos intentions. (Ludovic Naudeau, La France se regarde. Le problème de la natalité -1931)
    • Les bêtes si méfiantes qui s'abattaient à la croûle sur les fagnes pour en extraire les vers, ne prenaient point garde aux filets tendus à plat sur le sol; elles s'y empêtraient et tous leurs efforts étaient vains. Elles ne pouvaient s'en dépêtrer ou arracher le bâtonnet qui les fixe. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, 1958)
    • Jimmy n'y avait pas pris garde au départ, mais la vue de ces galeries exerçaient sur lui une espèce de fascination. (Francis Carco, L'Homme de Minuit, 1938)
  3. (Intransitivement ou suivi de à) Se méfier.
    • Il faut toujours bien prendre garde que le Juif du Moyen Âge, devenu si résigné, ressemble beaucoup plus au chrétien qu'à ses ancêtres. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, note au bas de la page 339)
    • Et l'air, mon Claudin, l'air reniflable, risquais-je avec rusticité?
      Tu renifles ? Et les microbes ! Prends garde !
      (Émile Bergerat, Souvenirs d'un enfant de Paris, 1912, p.218)
    • Mais quand l'Église, profitant de l'effondrement de la puissance romaine et du désarroi provoqué à travers les Gaules par les invasions barbares, s'installa dans le pays sans que nul n'y prît garde, son premier soin fut de s'assurer de la possession des terres. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)

Synonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]