spéculation

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Voir aussi Voir aussi : speculation

Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du latin speculatio (« spéculation, espionnage »).

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
spéculation spéculations
/spe.ky.la.sjɔ̃/

spéculation /spe.ky.la.sjɔ̃/ féminin

  1. (Propre) Action de spéculer, de réfléchir profondément ou longuement.
    • Entre Confucius et Socrate, il y a plusieurs analogies qu'on a remarquées. Nés vers le même temps, ils ont eu même tendance pratique, même éloignement pour la spéculation. (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
    • Nous vous proposons de présenter ici, […], certaines spéculations qui, dans leur ensemble, offriront une ébauche hypothétique, mais aussi peu fantaisiste que possible, de la façon dont iront les choses de ce monde au XXe siècle. (H.G. Wells, Anticipations -1902 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, 1904)
    • Supputer ce qui eût été accompli, avec une volonté différente, est une spéculation aussi vaine que magnifique. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 409, Mercure de France, 1921)
    • Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. (Paul Demiéville, La montagne dans l'art littéraire chinois, dans Choix d'études sinologiques (1921-1970), p.364, BRILL, 1973)
  2. (Par extension) (Péjoratif) Théorie.
  3. (En particulier) Raisonnement, calculs, entreprises que l’on fait en matière de banque, de finance, de commerce, etc.
    • Une fièvre de spéculation s'empara des Romains. Les causes qui faisaient varier les cours étaient diverses comme les opérations auxquelles on se livrait. Mais c'était les accidents de la politique extérieure, une banqueroute royale, une guerre venant à tarir les revenus d'une ou plusieurs provinces, qui déterminaient les grandes crises. (G. Bloch; La République romaine -1913)
    • Toute spéculation mercantile que je fais aux dépens de la vie de mon semblable n'est point un trafic, c'est un brigandage et un fratricide. (Maximilien Robespierre; Sur les subsistances, séance de la Convention du 2 décembre 1792)
    • M. Necker, […], jouissait alors de la double réputation de politique à haute vue et de financier consommé ; il la devait à ses écrits sur le commerce et à son immense fortune, acquise dans des spéculations de banque. (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
    • Il hypothéqua les biens de sa femme pour tenter une spéculation dont les bénéfices devaient restituer à sa famille toute sa première fortune ; mais cette entreprise acheva de le ruiner. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1832)
    • La société enrichie la veille par des spéculations, honnêtes ou non, joignait à ses richesses des titres nobiliaires ; chacun s'improvisait comte, marquis ou baron. (Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), p.240, Bloud & Barral, 1883)
    • Or nos agriculteurs sont victimes d'une spéculation dirigée par le consortium des grands moulins. (Ludovic Naudeau, La France se regarde. Le problème de la natalité -1931)
    • Une grande banque catholique, l'Union Générale venait de sombrer dans la banqueroute. Cette déconfiture était due à des folles spéculations, aux fautes et même à l'improbité de ses dirigeants. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)

Antonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]