spéculation
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
- Du bas-latin speculatio.
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| spéculation /spe.ky.la.sjɔ̃/ |
spéculations /spe.ky.la.sjɔ̃/ |
spéculation féminin
- (Propre) Action de spéculer, de méditer profondément.
- Entre Confucius et Socrate, il y a plusieurs analogies qu'on a remarquées. Nés vers le même temps, ils ont eu même tendance pratique, même éloignement pour la spéculation. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- Nous vous proposons de présenter ici, […], certaines spéculations qui, dans leur ensemble, offriront une ébauche hypothétique, mais aussi peu fantaisiste que possible, de la façon dont iront les choses de ce monde au XXe siècle. — (H.G. Wells , Anticipations -1902 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz - 1904)
- (Par extension) (Péjoratif) Théorie.
- C’était une joie, pour lui, de comprendre la poésie de ces vastes solitudes, à peu près inconnues à l’homme, et d’y retremper son esprit fatigué des spéculations mathématiques. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais - 1872)
- (En particulier) Raisonnement, calculs, entreprises que l’on fait en matière de banque, de finance, de commerce, etc.
- Une fièvre de spéculation s'empara des Romains. Les causes qui faisaient varier les cours étaient diverses comme les opérations auxquelles on se livrait. Mais c'était les accidents de la politique extérieure, une banqueroute royale, une guerre venant à tarir les revenus d'une ou plusieurs provinces, qui déterminaient les grandes crises. — (G. Bloch; La République romaine -1913)
- Toute spéculation mercantile que je fais aux dépens de la vie de mon semblable n'est point un trafic, c'est un brigandage et un fratricide. — (Maximilien Robespierre; Sur les subsistances, séance de la Convention du 2 décembre 1792)
- M. Necker, […], jouissait alors de la double réputation de politique à haute vue et de financier consommé ; il la devait à ses écrits sur le commerce et à son immense fortune, acquise dans des spéculations de banque. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
- Il hypothéqua les biens de sa femme pour tenter une spéculation dont les bénéfices devaient restituer à sa famille toute sa première fortune ; mais cette entreprise acheva de le ruiner. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1832)
Antonymes
- pratique (2)
Apparentés étymologiques
Traductions
|
Voir aussi
- spéculation sur Wikipédia

Références
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935) (spéculation), mais l’article a pu être modifié depuis.

