Arabe

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Voir aussi : arabe

Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

De l’arabe عربي, arabī, soit via le latin Arabis, Arabus, soit, plus probablement directement, pendant le Moyen Âge et les croisades. Note : la première mention, vers 1100, dans La Chanson de Roland, tend à prouver un contact direct et d’ordre militaire : Mult ben i fierent Franceis e Arrabit, et témoigne d’un croisement entre la forme arabī et ar-rābita (« poste militaire » puis « cloître, couvent » parce qu'on y célébrait des cérémonies religieuses).

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
Arabe Arabes
\a.ʁab\

Arabe \a.ʁab\ masculin et féminin identiques

  1. (Propre) Membre d’un peuple originaire d’Arabie.
    • On attribue aux Arabes la découverte de l'art d'extraire l'alcool du vin et des autres boissons fermentées. (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l'industrie dans le département des Ardennes, Charleville : E. Jolly, 1869, p.141)
    • Sous les Omeyyades, les Arabes ont créé, en moins d'un siècle, entre 660 et 750, les conditions dans lesquelles une civilisation islamique nouvelle a pu se développer dans les grands centres urbains du Proche-Orient ancien. (P.J. Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction de Odette Guitard, 1992)
  2. (Par extension) Personne arabophone, de culture arabe, membre d'une des nombreuses ethnies arabisées par les Arabes.
    • À Mogador, nouvelle relâche, mais la barque envoyée à terre pour rapporter de l’eau fraîche faillit être capturée par les Arabes. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 419 de l’éd. de 1921)
    • Cependant M. Redman, agent consulaire d’Angleterre à Mazagan et le nôtre, parti le matin même pour Rabat, avait appris qu’un navire français s’était jeté à la côte. […] M. Redman usa de son influence pour engager les Arabes à se rendre à bord et à amener les malheureux qui s’y trouvaient. Les Arabes ont montré, dans cette déplorable circonstance, autant de courage que d’humanité. (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, p. 183)
  3. Race de cheval.
  4. (Populaire) Épicier d’origine orientale dont la boutique est ouverte la majeure partie de la journée.

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]