poltron

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(1509) poultron (« lâche » (J. Marot, Voy. de Venise)) ; (1765) (crabe) poltron. De l’italien poltrone, dont l’origine est discutée → voir pleutre et peautre.
  1. Selon certains, ce mot viendrait du latin pollex truncatus signifiant « pouce coupé ». Sous l’Empire romain, les hommes qui manquaient de courage se coupaient le pouce pour échapper au service militaire.
  2. De poltro[1] (« poulain ») dérivé du latin pullus (« petit d’un animal ») → voir poule et poule mouillée.

Adjectif[modifier]

Singulier Pluriel
Masculin poltron
\pɔl.tʁɔ̃\
poltrons
\pɔl.tʁɔ̃\
Féminin poltronne
\pɔl.tʁɔn\
poltronnes
\pɔl.tʁɔn\

poltron masculin

  1. (Péjoratif) Qui manque de courage ; qui agit avec lâcheté.
    • Il est vrai que Toine Balou est bête comme une oie, poltron comme la lune, et que ce n’est mie sa faute si les bergers passent généralement pour sorciers. (Charles Deulin, Les Muscades de la Guerliche)
    • Visiblement, en dépit de ses constantes fanfaronnades, le docteur était, à tout le moins, aussi poltron que ses compatriotes de Werst. (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, p. 38-52)
    • On parla de brigands; les plus poltrons coururent s'enfermer et les plus riches s'empressèrent d'aller vérifier la cachette de leur argent. (Out-el-Kouloub, Zariffa, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
  2. (Fauconnerie) Qu’on ne peut parvenir à dresser.
    • oiseau poltron.

Synonymes[modifier]

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
Masculin poltron
\pɔl.tʁɔ̃\
poltrons
\pɔl.tʁɔ̃\
Féminin poltronne
\pɔl.tʁɔn\
poltronnes
\pɔl.tʁɔn\

poltron masculin

  1. (Péjoratif) Personne poltronne.
    • Et mal m’en a pris, les coquins qui m’accompagnaient m’ont abandonné comme des poltrons au plus fort de l’orage pour se cacher je ne sais où ; …. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)

Traductions[modifier]

Références[modifier]