avoir maille à partir

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

La maille en question était au Moyen Âge le nom d’une monnaie de bronze, la plus petite du système divisionnaire de l’époque, et qui valait un demi-denier. On comptait des mailles parisis, des mailles tournois, etc.
La forme d’origine de cette expression était « avoir maille à départir ». Le verbe « partir » doit se comprendre dans son sens ancien de « partager ». Or, on comprend qu’il soit impossible de partager une maille, ce qui amenait donc un conflit entre deux personnes (quoique des demi-mailles aient aussi existé…).
Dans l’argot récent, l’expression « avoir de la maille » (« avoir de l’argent »), fait resurgir d’une façon surprenante, et peut-être fortuite, le sens ancien du mot « maille ».

Locution verbale[modifier | modifier le wikitexte]

avoir maille à partir /a.vwaʁ ma.j‿a paʁ.tiʁ/ transitif indirect (se conjugue, voir la conjugaison de avoir)

  1. Avoir un différend avec quelqu’un, des difficultés avec quelque chose.
    • Là on eut maille à partir avec la gabelle, cette éternelle ennemie du patron de la Jeune Amélie. Un douanier resta sur le carreau, et deux matelots furent blessés. (Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, 1846, vol. 2, p. 8)
    • Un agent de police, peut-être ce même Simonnot, le susdit vilain merle avec qui il avait eu tant et tant de fois maille à partir, le ramassa auprès d’une trappe de cave, qu’il s’obstinait à prendre pour son lit, et le traîna cahin-caha au violon. (Albert Cim, Césarin, histoire d’un vagabond, 1897)

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]