Français

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : français

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du moyen français françois, de l’ancien français franceis, du latin Francus (« franc »), du vieux francique reconstitué Frank (« Franc »).

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier et pluriel
Français
\fʁɑ̃.sɛ\
Quelques Français bien connus.

Français \fʁɑ̃.sɛ\ masculin (pour une femme on dit : Française) singulier et pluriel identiques

  1. (Ethnonyme) Personne native de la France.
    • Il n’y a dans les rues que les chiens et les Français, suivant le dicton vulgaire, fort peu gracieux pour nous. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • « Vous autres Français, vous êtes tellement incompréhensibles : vous passez de la gaieté à la tristesse si facilement. On ne peut jamais deviner les motifs de vos actions. À mon avis vous êtes les plus étrangers de tous les étrangers. » — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, pages 105-106)
    • Qu’est-ce que ce nom de tribu barbare dont on m'affuble : Français ? Je ne suis pas Français. Mon catéchisme me dit que je suis catholique romain, et moi je traduis cela ainsi : Romain et maître du monde ! — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 141)
    • C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes… Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. — (Patrice Gueniffey, Napoléon et de Gaulle, 2017)
    • J'ai quelques amis ou connaissances de France (rencontrés dans des restos, bien sûr), et je dois reconnaître que c'est vraiment un accessoire de choix, l'ami français. Un Français ne va pas s'arrêter de vous bombarder de tout ce qui le frappe comme étant essentiellement non français au Québec. Comme les Français adorent détester la France (c'est leur privilège d'initiés), c'est plutôt flatteur. — (Thomas Ouellet St-Pierre, Même ceux qui s'appellent Marcel, Leméac, 2014, page 121)
  2. (Juridique) Personne possédant la nationalité française.
    • Son fripon de cuisinier n’est pas pour rien l’élève d’un Français ; il écorche un chat et le sert en guise de lièvre. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842, traduction de Henri Mongault, 1949)
    • Il existe, dans le monde, une prédisposition, que partagent les Français eux-mêmes, à dénigrer grossièrement ce qui est français et à douter de la durabilité des entreprises françaises ; et cela vient semble-t-il de deux faits : que les Français, en 1870, furent vaincus par les Allemands, et qu’ils ne possèdent pas les vertus prolifiques des lapins et des nègres. — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
    • Et, de l’avis de tous, il n’y avait qu’un Français qui eût été capable de danser en un tel point du globe ! — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1 partie, ch. 11, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873, p. 92)
    • Yasmina ne connaissait d’autres Français que ceux qui gardaient les ruines et travaillaient aux fouilles, et elle savait bien tout ce que sa tribu avait eu à en souffrir. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
    • Mais pour qu’une grammaire française soit respectée, il faut premièrement que la langue française continue à être employée et, ceux qui s’efforcent de l’empailler en conviendront, cette condition suppose l’existence d’un certain nombre de Français. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Chaque Français de douze ans puise dans l’École, l'essence extraite pour lui de la Philosophie. — (Paul Nizan, Les Chiens de garde, 1932)
    • Sont électeurs les Françaises et Français âgés de dix-huit ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques et n’étant dans aucun cas d’incapacité prévu par la loi. — (Article L2 du Code électoral français)
    • Il aimait fort les chansons de table ; et en cela il n'est pas blâmable, car depuis qu'elles ne sont plus d'usage le Français a beaucoup perdu de sa gaîté. — (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais, Paris, 1830, vol. 2, page 13)
    • Le Christ s'est toujours montré, comme disaient nos pères, bon Français ! Oui, bon Français à Tolbiac ; bon Français à Patay ; bon Français à Paray-le-Monial où il nous a montré son Sacré-Cœur ; […]. — (Père Stéphen Coubé, discours prononcé à Lourdes le jeudi 25 avril 1901, publié dans la Gazette de France, le 3 mai 1901 et annexées au Parti noir d’Anatole France, édition 1904.)

Notes[modifier le wikicode]

Ce mot est un gentilé : il désigne les habitants d’un lieu, les personnes qui en sont originaires ou qui le représentent (par exemple, les membres d’une équipe sportive).

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]