démordre

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Siècle à préciser) Dérivé de mordre avec le préfixe dé-.

Verbe [modifier le wikicode]

démordre \de.mɔʁdʁ\ intransitif 3e groupe (voir la conjugaison)

  1. Lâcher prise après avoir mordu. — Note : Il se dit particulièrement des chiens, des loups, etc.
    • Il mord dangereusement, opiniâtrement, et l’on est obligé de se servir d'un ferrement ou d'un bâton pour le faire démordre. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Le Renard », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 781.)
  2. (Figuré) Se départir de quelque entreprise ou de quelque dessein ; abandonner une opinion ou un avis que l’on soutenait avec chaleur.
    • À ce propos, son pauvre mari, à grand renfort de faux-fuyants, avait longtemps résisté ; mais elle n’en avait point démordu, s’était fâchée, […]. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap. 1, 1910)
    • Quelle déconvenue ! mais la petite pastoure, têtue et grêlée, qui, contre la promesse d'une assez forte coupure, avait consenti à me servir de guide, n'en démordait pas et m'affirmait que c'était bien là Barenton. — (Charles Le Goffic, Brocéliande, avec la collaboration de Auguste Dupouy, La Renaissance du Livre, 1932, page 83)
    • « Je connais la façon de faire de ces gens-là, surtout quand ils ont de la barbe. C’est le signe qu’ils ne démordront jamais de rien en face. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 430)
    • […] mon père ne démordit pas de sa décision de rentrer chez nous dans les plus brefs délais. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 178)
    • L'habile mais féroce tyrannie du cœur exercée par Sand montre insensiblement ses limites; pourtant la “quarante-huitarde” qui se voudrait martyrisée n'en démord pas, solidement ancrée dans son égocentrisme paranoïaque: […]. — (Thierry Ozwald, « La correspondance George Sand/Pauline Viardot ou les tribulations de Nimounne et Fifille », dans Literatura epistolar : Correspondències (s. XIX-XX), tome 7, Lleida, 2002, page 126)

Synonymes[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]