rhétorique

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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Adjectif) Du latin rhetoricus (« oratoire »), dérivé du grec ancien ῥητορικός, rhêtorikos (« oratoire »), lui-même de ῥήτωρ, rhêtor (« orateur ») → voir rhéteur.
(Nom) Du latin rhetorica, dérivé par substantivation de l’adjectif précédent.

Adjectif [modifier]

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
rhétorique rhétoriques
\ʁe.tɔ.ʁik\

rhétorique \ʁe.tɔ.ʁik\ masculin et féminin identiques

  1. Oratoire, relatif à l’art de bien parler.
    • Les traités rhétoriques.
    • Une question rhétorique est une figure de style qui consiste à poser une question n’attendant pas de réponse.

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
rhétorique rhétoriques
\ʁe.tɔ.ʁik\

rhétorique \ʁe.tɔ.ʁik\ féminin

  1. Science (au sens d’étude structurée) et art (au sens de pratique reposant sur un savoir éprouvé) qui se rapporte à l’action du discours sur les esprits.
    • Avec Aristote, la rhétorique devient une technique à part entière parce qu’elle est appuyée sur une éthique qui ne place pas l’efficacité au premier rang. — (Philippe Breton, La parole manipulée, La Découverte / Poche, 2000, page 63)
    • La rhétorique fut, dès son origine, une forme esthétisante du langage. L'esthétique faisant naturellement référence au sens, la rhétorique était cet art qui cherchait à convaincre non pas en s'appuyant sur la raison, mais en « faisant sensation ». — (Charles Le Blanc Le complexe d'Hermès, Presses de l'Université d'Ottawa, 2009, p. 93)
  2. (Éducation) (Désuet) Classe de lycée, équivalente à la terminale actuelle, où l’on enseignait la rhétorique. — Note : Existe encore en Belgique.
    • Les compliments de ce maire quand Pasteur obtint, à la fin de la rhétorique, plus de prix qu'il ne pouvait en porter; les nouveaux conseils de Romanet réveillèrent l’ambition normalienne. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, p. 18)
    • Si tu n’as fait ta rhétorique
      Chez Satan, le rusé doyen,
      Jette ! tu n’y comprendrais rien,
      Ou tu me croirais hystérique.
      — (Charles Baudelaire, Épigraphe pour un livre condamné, in Les Fleurs du mal)
  3. (Éducation) (Désuet) (Québec) Sixième année du cours classique. Note : Le cours classique a été aboli vers la fin des années 1960.
  4. (Par extension) Titre de certains traités de rhétorique.
    • La rhétorique d’Aristote.
  5. Tout ce qu’on emploie dans le discours pour persuader quelqu’un.
    • Le fait est que chacun se réserve au profit de ce qu’il croit ses intérêts particuliers. Cela n’est pas nouveau. Était-ce bien la peine de se mettre en si grande dépense de rhétorique révolutionnaire depuis un siècle, pour aboutir à ce résultat. — (Georges Clemenceau, article Mon candidat, du 16 juin 1899; in Justice militaire, 1901)
  6. (Péjoratif) Affectation d’éloquence, discours vain et pompeux.
    • Les propagateurs de réformes sociales, les utopistes et les démocrates avaient fait un tel abus de la Justice qu'on était en droit de regarder toute dissertation sur un tel sujet comme un exercice de rhétorique ou comme une sophistique destinée à égarer les personnes qui s'occupaient du mouvement ouvrier. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.319)

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]