squatter

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Nom) (1827)[1] De l’anglais squatter.
(Verbe) (1969)[1] De l’anglais squat (« s’accroupir »)[1], lui-même de l’ancien français esquatir ou esquater, (« briser »), dérivé de quatir avec le préfixe es-[2].

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
squatter squatters
\skwa.tœʁ\

squatter \skwa.tœʁ\ masculin (pour une femme, on dit squatteuse) (Anglicisme)

  1. Personne qui squatte, qui occupe de façon illégale un bâtiment, un terrain.
    • « Le squatter, y dit sir George Simpson, gouverneur des territoires de la baie d’Hudson, est celui qui s’établit sur un terrain sans titres de propriété. » (Edouar de Hailly, Les Américains sur le Pacifique, in "La Revue des deux mondes", 1859)
  2. (En particulier) (Histoire) Colon étasunien qui occupait illégalement une région de l'ouest des États-Unis.
    • Les squatters, ces gens sans feu ni lieu, sans droit ni loi, reniés par toutes les nations, et qui sont la honte et le rebut de la population nord-américaine, s’avancent incessamment vers l’ouest, et de défrichements en défrichements, tentent de relancer les tribus indiennes de leurs derniers refuges. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
  3. (En particulier) (Aujourd’hui) Personne sans domicile qui occupe, sans titre, une maison ou un appartement inoccupé.
  4. (Familier) (Péjoratif) Personne qui occupe longtemps un lieu où elle n’est pas désirée.
    • Ce Robert quel squatter ! Je l’ai invité à passer une nuit chez moi parce qu’il savait pas où dormir et maintenant ça fait deux mois qu’il me dit qu’il « cherche » un appart’.

Variantes[modifier le wikicode]

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Verbe [modifier le wikicode]

squatter \skwa.te\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (Anglicisme)

  1. Habiter, être installé, de façon illégale dans un bâtiment, sur un terrain.

S'installer illégalement dans un local vide, dans un immeuble inoccupé ou promis à la démolition, lorsqu'on est sans abri. Ailleurs, les palais des maharajahs ont été transformés en hôtels de luxe. A Bénarès, ils sont squattés par les pauvres (Télérama,2 juill. 1986, p. 12, col. 3). − Part. passé en empl. adj. Des immeubles squattés, sans eau ni électricité (Libération,28 oct. 1984, p. 15, col. 3). − P. anal. Occuper indûment une place, un lieu. C'était le 1erfévrier... 1954... (...), l'abbé Pierre squattait les radios (...) pour lancer un appel devenu célèbre (Libération,27 janv. 1986, p. 4, col. 2).Il y a ceux [les plus malins], comme ce jeune cadre dont la BMW squatte un passage clouté rue de Rennes, qui glissent eux-mêmes un vieux PV sous leur essuie-glace dans l'espoir de berner les contractuelles (L'Événement du jeudi,15 mai 1986

Synonymes[modifier le wikicode]

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  1. a b et c « squatter », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971-1994 → consulter cet ouvrage
  2. Frédéric GodefroyDictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881-1902 → consulter cet ouvrage (esquatir)

Anglais[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1788) Dérivé de squat avec le suffixe -er.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
squatter
\Prononciation ?\
squatters
\Prononciation ?\

squatter \Prononciation ?\

  1. Squatteur.

Références[modifier le wikicode]