acabit

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(xve siècle) Origine obscure. Plusieurs hypothèses existent :
  1. Dauzat [1] déduit l’occitan acabit, participe passé substantivé de acabir et cabir du latin capere, acabit rejoignant acheter par son étymologie lointaine ; mais l'ancien occitan acabir n'offre aucune acception relevant de capere et cabir, bien attesté aux sens de « contenir », « être contenu, demeurer », fait difficulté pour expliquer le sens de acabit ;
  2. D’autres [1] déduisent l'ancien occitan acabir du latin caput de là acabir au sens de « mener à bonne fin, réussir » (→ voir acabar) mais il fait difficulté pour expliquer le sens de acabit. Remarquons que acabit n'est attesté dans aucune autre langue romane, un emprunt fait au quinzième siècle d'un mot occitan attesté ni à cette époque ni en occitan moderne est peu vraisemblable, un hiatus chronologique et sémantique les sépare.
  3. Du latin féodal Référence nécessaire acapita, acapitis, acapitagium, « action de se constituer vassal d'un seigneur, de prendre pour chef », par extension, « droit d'entrée », et, par une nouvelle extension, « achat ». Des fruits d'un bon acabit signifient proprement des fruits d'un bon débit. Acapita est un composé de ad et caput.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
acabit acabits
/a.ka.bi/

acabit /a.ka.bi/ masculin

  1. (Désuet) Décrit la nature, la bonne ou mauvaise qualité de certaines choses.
    • […] ils se bornèrent à traverser la rue […] pénétrèrent par une porte vitrée, basse et enfumée, dans une sorte de caveau, ou se trouvaient déjà attablés des gens de tout acabit : barbus, rasés, en touloupes, en blouses et même en manteau de castorine. (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842, traduction de Henri Mongault, 1949)
    • Raisonnant à côté de la logique, on a considéré le pur sang anglais comme une panacée universelle, et on a voulu s’en servir pour porter remède à tous les maux et faire avec lui des chevaux de tout acabit. (J. Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, 1868)
    • Qu´elle prenne en secondes noces
      Un époux de mon acabit
      Il pourra profiter d´mes bottes
      Et d´mes pantoufl´s et d´mes habits.
      (Georges Brassens, Le Testament, in Je me suis fait tout petit, 1956)

Note : Est rarement utilisé en dehors des expressions du même acabit et de tout acabit.

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]