bréviaire

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Français [modifier]

Origine et histoire de « bréviaire » Étymologie

Du latin breviarium (« résumé »), même racine qu’abréviation, dérivé possible de brevis (« court »).

Nom commun

Singulier Pluriel
bréviaire bréviaires
/bʁe.vjɛʁ/
Bréviaire (1) de Cologne.

bréviaire /bʁe.vjɛʁ/ masculin

  1. (Religion) Livre contenant les offices que ceux qui sont dans les ordres sacrés sont obligés de dire tous les jours.
    • Quiconque a vu, comme moi, le père Aubry cheminant seul avec son bâton et son bréviaire dans le désert, a une véritable idée du voyageur chrétien sur la terre. (Chateaubriand, Atala, 1801)
    • […] ce visiteur était une espèce de prêtre champêtre qui […] estime qu’une tranche de lard vaut dix pages de son bréviaire. (Walter Scott, Ivanhoé, Traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Et fermant la marche, quelques ecclésiastiques en retard se hâtaient, […], s’interrompant pour rattraper le bréviaire qui glissait sous le bras, […]. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
  2. (Par extension) (Religion) Ces offices mêmes que disent chaque jour ceux qui y sont obligés.
    • Dire, réciter son bréviaire.
  3. (Figuré) Livre dont on fait sa lecture habituelle.
  4. (Figuré) Livre qui indique une marche à suivre.
    • Si nous n'avons pas encore le bréviaire de la révolution que Lucien Herr avait annoncé en 1900, nous savons tout au moins qu'il y a déjà des règlements tout préparés pour assurer le service de la comptabilité dans la société collectiviste […]. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.222)

Synonymes

Traductions


Voir aussi Voir aussi

Références Références