moue

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du moyen français moue, issu de l’ancien français moe (« grimace »), d’origine germanique, du francique *mauwa. Apparenté au moyen néerlandais mouwe .

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
moue moues
/mu/

moue /mu/ féminin

  1. Grimace que l’on fait en rapprochant et en allongeant les lèvres, en signe de dérision ou de mécontentement.
    • Vos deux lèvres s’allongent comme si vous faisiez la moue : d’où vient que si vous la voulez faire à quelqu’un, et vous moquer de lui, vous ne sauriez lui dire que : U. (Molière, Le Bourgeois gentilhomme, 1670, acte I, scène 4)
    • Elle le regarda avec une moue un peu moqueuse qui retroussait ses yeux noirs, et cette expression lui venait de ce qu’elle se savait aimée et qu’elle n’était pas fâchée de l’être et de ce que cette figure-là irrite un amoureux, l’excite à se plaindre, l’induit à se déclarer s’il ne l’a pas encore fait, ce qui était le cas d’Évariste. (Anatole France, Les Dieux ont soif, Calmann-Lévy, 1912, chap. 3, p. 31)
    • Nazira ne put dissimuler une moue de contrariété. Mais elle cacha adroitement sa pensée. (Out-el-Kouloub, Nazira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, Éditions Corrêa, 1940)
    • Poulouc n’eut qu’une moue pour signifier qu’il n’entendait que couic à ce genre de problème. (René Fallet, Le Beaujolais nouveau est arrivé, Éditions Denoël, Paris, 1975, chap. 8)

Expressions[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Anagrammes[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]