sécurité

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Emprunté au latin securitas (« exemption de soucis ; tranquillité d'esprit »). Sécurité (du XIIe siècle mais rare avant le XVIIe siècle) est considéré comme doublet savant de sûreté (en ancien français et moyen français seürté), ce dernier terme étant toutefois attesté depuis 1498 (Le Robert). Féraud note que « Sécurité et sûreté ne sont pas la même chose ; le premier exprime un sentiment et l'autre un état d'assurance ; on a souvent de la sécurité sans être en sûreté ».

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
sécurité sécurités
/se.ky.ʁi.te/

sécurité /se.ky.ʁi.te/ féminin

  1. Confiance, tranquillité d’esprit qui résulte de l’opinion, bien ou mal fondée, qu’on n’a pas à craindre de danger.
    • Au milieu de tant de périls, votre sécurité m’étonne.
    • Une grande sécurité de conscience.
    • Tout est calme aujourd’hui, mais j’ai peu de sécurité pour l’avenir.
  2. (Par extension) État d'esprit ou situation résultant de l'éloignement d'un danger ou de l'absence réelle de dangers (1780 ; Le Robert)
    • Rechercher la sécurité d'ordre matériel ou moral. Veiller à la sécurité de ses biens.
  3. (Moderne) Synonyme de sûreté.
    • On parle de la sécurité militaire mais on dit encore : la sûreté nationale ou la Cour de sûreté de l'État
    • Le Courrier français, qui n'y allait pas par quatre chemins, demanda énergiquement que la circulation fût interdite sur le chemin de fer du Nord tant que la sécurité des voyageurs n'y serait pas assurée. (Léon Malo, La sécurité dans les chemins de fer, page 278, Dunod, 1883)
    • Bien peu soupçonnaient ce que le monorail de Brennan allait faire pour la sécurité des transports […]. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 19 de l’éd. de 1921)
    • La réforme monétaire du 15 octobre 1923 a assuré la sécurité des échanges en mettant à la disposition du public un instrument de paiement stable. (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 Octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpr. 2e éd. revue), p.91.)
    • Mais n'eût-il point été sage d'agir en sorte que les dépenses ainsi consenties contribuassent à défendre la sécurité des valides, tout en améliorant l'état des invalides. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)

Antonymes[modifier | modifier le wikicode]

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]