étaler

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Français [modifier]

Origine et histoire de « étaler » Étymologie

La racine du mot vient du vieux bas-francique *stal (« position, demeure »). A formé au XIIIe siècle en ancien français le verbe astaler (« assigner à une place »).

Verbe

étaler /e.ta.le/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Exposer en vente, dans une boutique ou dans quelque autre lieu, des marchandises, des denrées, etc. C’est ce sens du verbe qui a donné détaler.
    • Étaler des chaussures, des draps, des toiles, des livres.
    • (Absolument)Les marchands n’ont pas encore étalé.
    • Il est défendu d’étaler les jours de fêtes.
  2. Mettre à plat sur une table, sur le sol, sur une muraille, etc., une chose ou plusieurs choses de même nature.
    • Presque aussitôt, en un décolletage inélégant, Bert se penchait au-dessus de la table, sur laquelle il étalait une liasse de plans. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 397, Mercure de France, 1921)
    • Étalez ces bijoux, afin qu’on les voie mieux, qu’on en juge mieux.
    • Étaler son jeu : Montrer toutes ses cartes, les étendre sur la table.
  3. (Figuré) (Familier) Étendre sur le sol, de plein gré ou involontairement, en parlant de personnes.
    • Un coup de poing a suffi pour l’étaler par terre.
    • En faisant un faux pas, il s’est étalé tout de son long.
    • Étalons-nous sur l’herbe pour nous reposer.
    • (On dit dans un sens à peu près analogue:) S’étaler dans un fauteuil.
  4. (Figuré) Montrer avec ostentation.
    • Chez les nations de langue anglaise Hitler et Goering ont été aisément reconnus comme des cas pathologiques étalant leur anormalité dans chacun de leurs actes, dans tous les gestes de leur vie. (E. L. Woodward, Les origines de la guerre, Oxford University Press, éd. 1944, p.26)
    • Car plus d'une fois, dans des dîners, des réunions, des bridges, quelque bélître patriotard avait étalé devant lui du mépris pour les « Français d’importation ». (Vercors, La marche à l'étoile, éditions de Minuit, 1943, éd. 1946, p.60)
    • Puisqu'il faut tout avouer, je descendrai en moi jusqu'au tréfonds, j'en remuerai la lie et j'en étalerai la pestilence. (Jean Rogissart, Hurtebise aux Griottes, 1954, p.48)
  5. (Marine) Se tenir étale contre.
    • Étaler la marée : Se tenir au mouillage en dépit de la marée contraire.
    • Étaler le vent, étaler le courant : Lui opposer une force égale à la sienne.
    • Étaler un navire : L’égaler en vitesse.
    • Étaler une voie d'eau : Évacuer autant d'eau qu'il n'en rentre par la voie d'eau.
  6. (Vieilli) On dit aussi intransitivement :
    • La mer étale : La mer ne monte ni ne descend (la mer est étale).

Dérivés

Expressions


Traductions

Prononciation Prononciation

Références Références