étoffer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

(xiiie siècle) Apparenté à stopfen (« fourrer ») en allemand, de l’ancien bas francique *stopfôn[1] qui donne l’ancien français estoffer (« fournir ce qui est nécessaire, équiper »)[2] attesté au treizième siècle. Il prend le sens de « garnir » au quatorzième siècle, puis « orner » et, au dix-huitième siècle, celui de « donner de l’ampleur ».

Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

étoffer /e.tɔ.fe/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Garnir de ce qui est nécessaire.
    • Embarquer ces volontaires sur des bateaux, […] puis […] les diriger vers le front, où ils étofferaient nos unités. (Joffre, Mémoires, t. 2, 1931)
    1. (Couture) Garnir, confectionner, en mettant toute l’étoffe nécessaire.
      • La couturière n’a pas bien étoffé cette robe.
    2. (Cuisine) Farcir, fourrer de farce.
      • L'oiseau ainsi préparé, il s'agit de l'étoffer. (Brillat-Savarin, Physiologie du goût, 1825)
  2. Renforcer, donner de l'ampleur, du volume.
    • À force de travail, il a étoffé sa voix.
    1. Garnir pour donner de l’ampleur, augmenter la commodité, l’ornement.
      • Un lit bien étoffé.
      • Ce drap, ce velours vous étoffe bien.
    2. Rendre plus dense, enrichir.
      • Je devrais étoffer certaines répliques du « Cousin », un peu trop rapides. (Renard, Journal, 1908)
    3. Grossir.
      • Je grandis, je grossis, je m'étoffe.

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Homophones[modifier | modifier le wikitexte]

Paronymes[modifier | modifier le wikitexte]

Anagrammes[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]