abouler

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(1790) Dérivé de à et de bouler (« rouler »). Le vieux français avait aboulir (« se précipiter »). Ou de l'occitan abolar (« donner, apporter »)[1].

Verbe [modifier]

abouler \a.bu.le\ 1er groupe (conjugaison) (pronominal : s’abouler)

  1. (Transitif) (Argot) Donner, remettre, payer.
    • Ainsi seront-ils nombreux à tenter ce pari jugé risqué : demander au spectateur gâté par un été de spectacles gratuits d’abouler l’automne venu un prix d’entrée. — (Sylvain Cormier, Le Devoir, 29 août 2004)
    • Vos petits gâteaux sont trop grands […] Mais quant aux biscuits, aboulez. — (Honoré de Balzac, Le Père Goriot, Calmann-Lévy, 1910, page 216)
  2. (Intransitif) (Argot) Arriver ou survenir avec une certaine soudaineté, débouler, débarquer.
  3. (Intransitif) (Canada) (Familier) (Vieilli) Venir, aboutir, en finir.
  4. (Pronominal)(Argot) Arriver, survenir avec une certaine soudaineté.
Note[modifier]
La désignation du destinataire est souvent implicite. On utilise rarement aboule-toi, mais simplement aboule.

Quasi-synonymes[modifier]

Anagrammes[modifier]

Références[modifier]

  • F. Vernet, Que dalle ! Quand l'argot parle occitan, Bouloc : IEO Edicions, 2007