aumônière

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : Aumonière, aumonière

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1160) au sens de « qui fait l’aumône », (1176) au sens d’une bourse[1]. Dérivé de aumône avec le suffixe -ière.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
aumônière aumônières
\o.mo.njɛʁ\
Une aumônière ancienne (3).
Une aumonière (5) de confiture de lait, fraise et copeaux de chocolat.
Au dos des sièges avant, des aumônières (6)

aumônière \o.mo.njɛʁ\ féminin

  1. (Vieilli) Ecclésiastique dont la fonction ordinaire était de distribuer les aumônes que son couvent ou son chapitre destinait aux pauvres (pour un homme, on dit : aumônier).
    • A la suite de cet emploi, on en trouve un grand nombre d’autres. Ils se classent à peu près dans l’ordre suivant : 1º maîtresse des novices ; 2º mère sous-prieure ; 3º officière de salle ; 4º maîtresse de pensionnat ; 5º sœurs discrètes ; 6º l’aumônière ; 7º la dépensière ; 8º la directrice du chœur ; 9º la sacristine ; 10º la tourière du dedans ; 11º la grenetière ou boulangère ; 12º l’infirmière ; 13º la pharmacienne ; 14º la robière ; 15º la lingère ; 16º la cuisinière ; 17º la sœur du réfectoire ; 18º la sœur lectrice à table ; 19º la sœur qui sert à table ; 20º la sœur qui réveille ; 21º les sœurs converses ; 22º la tourière du dehors. — (Pierre Rambaud, L’assistance publique à Poitiers jusqu’à l’an V, dans Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, 1913, p. 327 [texte intégral])
  2. (Christianisme) Ecclésiastique attachée à certains corps, à certains établissements, pour enseigner la religion et les diriger spirituellement (pour un homme, on dit : aumônier).
    • Pasteure en milieu hospitalier, l’auteur s’est trouvée, toute jeune aumônière, face à ce qu’elle appelle la « plainte ». — (Isabelle de Gaulmyn, Méditation sur l’impuissance, dans La Croix, 16 avril 2015 [texte intégral])
  3. (Histoire) Sorte de bourse qu’on portait anciennement à la ceinture et contenant l’argent destiné à l’aumône.
    • Marguerite tira alors de son aumônière une petite clef dorée, ouvrit la porte du cabinet et montra du doigt le jeune homme à sa suivante. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre X)
    • Je vis la dame de la Chronique tirer vivement d’une aumônière, qu’elle portait au côté, des noisettes plus petites que je n’en vis jamais, en briser les coquilles entre ses dents et me les jeter au nez, tandis qu’elle croquait l’amande avec la gravité d’un enfant qui tète. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, 1907 (1re éd. 1881), page 53)
  4. (Religion) (Désuet) Sorte de bourse destinée à recueillir l’argent des quêtes lors des cérémonies religieuses.
    • Les dames Leboucher, qui étaient les dames du château, donnèrent chacune cinq francs. Les personnes moins riches donnèrent, les unes un franc, les autres cinquante centimes. Les braves gens de la campagne donnèrent ce qu’ils purent, c’est-à-dire deux sous. Quant vint le tour de Mme Béchangris, elle mit dans l’aumônière une pièce de deux francs. » — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, Bibliothèque Charpentier, 1910, page 86)
  5. (Par extension) (Cuisine) Mets constitué d’une garniture, qui peut être sucrée ou salée, enfermée dans une pâte, qui peut être à crêpe, repliée et fermée par un cordon alimentaire.
    • Refermez votre crêpe en aumônière à l’aide de pics en bois en ramenant les bords de la crêpe vers le centre. — (Nicolas Thiercy, La crêpe façon aumônière de Rachel Arend, dans Le Républicain lorrain, 17 août 2021 [texte intégral])
  6. Vide-poche en tissus se trouvant au dos des sièges dans les automobiles, voire les véhicules à deux roues. On les trouvent aussi dans les autobus, les avions, etc.
    • Toutefois, aucune aumônière n’est prévue pour ranger son smartphone par exemple, et il faudra obligatoirement investir dans un support adapté. — (Thibault Jousse, Essai Piaggio 1 : un scooter électrique abouti malgré quelques limitations, dans Clubic, 8 novembre 2021 [texte intégral])
  7. (Apiculture) Genre de ruche en forme de cloche.
    • Les abbés Sagot et Delépine mirent au point vers 1860 une ruche nommée « L’aumônière ». Sa forme est très proche d’une cloche dont le toit à double pente constituait la hausse et la réserve de miel pour l’hiver. — (André-Claude Deblock, Ruche aumonière sur Au bon miel)

Dérivés[modifier le wikicode]

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Forme d’adjectif [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin aumônier
\o.mo.nje\
aumôniers
\o.mo.nje\
Féminin aumônière
\o.mo.njɛʁ\
aumônières
\o.mo.njɛʁ\

aumônière \o.mo.njɛʁ\

  1. Féminin singulier de aumônier.
    • Il faut que j’aie la mine bien aumônière pour qu’on me demande ainsi la charité dans l’état de maigreur où est ma bourse. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, tome II, Librairie Ollendorff, Paris, 1904 (1re éd. 1831), page 64)
    • Elle était dévote à saint François, et très aumônière. — (Anatole France, La Rôtisserie de la reine Pédauque, Calmann-Lévy, Paris, 1893, page 284)
    • Elle si mendiante et toi trop aumônière. — (Jean Richepin, La Mer, G. Charpentier et E. Fasquelle, Paris, 1894, page 319)

Prononciation[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

Sources[modifier le wikicode]

Bibliographie[modifier le wikicode]