babiller

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Provenant d'une onomatopée, bab, qu'indique certain mouvement des lèvres → voir Babel.

Verbe [modifier le wikicode]

babiller \ba.bi.je\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Parler beaucoup à propos de rien.
    • … alors que le vaniteux s’était affublé d’un habit de couleur et babillait avec autant d’insolence et d’orgueil qu’un fat ? — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • La jeune métisse […], ne se fit pas prier pour babiller ; en quelques minutes elle mit le chasseur au courant des faits terribles dont elle avait été spectatrice. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
  2. Parler sans cohérence de vocabulaire, en parlant d'un bébé.
    • Une année, deux années s'écoulèrent. Le fils d'Elhamy fut sevré, grandit; il babillait gentiment sous la garde de sa nourrice …. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
  3. Produire un bruit semblable à un babil.
    • Angoulême, ville bizarrement juchée sur un coteau fort roide au pied duquel la Charente fait babiller deux ou trois moulins, [...]. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • Fribourg a la physionomie la plus amicale, la plus attrayante. Ah ! Les jolis ruisseaux qui s'épanchent et babillent le long de ses rues ! On dirait qu'ils courent au-devant du voyageur pour le saluer et lui offrir leur onde rafraîchissante. — (Xavier Marmier (1808-1892), "Histoire d'un pauvre musicien (1770-1793)", 1866)

Dérivés[modifier le wikicode]

Antonymes[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]