baume

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Voir aussi : Bäume

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Nom 1) (1190) Du latin balsamum. On disait encore quelquefois bâme du temps de Jean de La Fontaine.
(Nom 2) (1562) Du gaulois transalpin balma, de même sens et qui a également donné balme. Bien qu’apparu en même temps que ce dernier dans toute la France, il n’a été conservé que par l’occitan durant plusieurs siècles (→ voir balma et bauma). Le mot est attesté surtout en toponymie.

Nom commun 1 [modifier]

Singulier Pluriel
baume baumes
\bom\

baume \bom\ masculin

  1. Substance résineuse et odorante qui coule de certains végétaux et qu’on emploie souvent en médecine.
    • En chimie, les baumes sont proprement des substances résineuses qui contiennent de l’acide benzoïque ou de l’acide cinnamique. En pharmacie, médicaments qui ont une odeur balsamique.
    • Que sa liqueur [de la vigne] soit un baume de plus
      Versé par vous sur nos blessures.
      — (Pierre Jean de Béranger, Brennus)
  2. (Par extension) Certains médicaments composés, qui sont la plupart d’un usage externe et qui ont une odeur balsamique.
    • Ainsi s’expliquent ces superstitions, ces traditions populaires auxquelles on doit […], toute cette race de bouteilles, a dit Rabelais, contenant élixirs et baumes rares. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Plaie douloureuse et non mortelle […] murmura la belle et savante chirurgienne ; passe-moi du baume et prépare de la charpie, Gillonne. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. X)
  3. (Figuré) Ce qui adoucit les peines ou dissipe les inquiétudes, les chagrins.
    • J'attends quelque chose de vous comme un baume sur toutes ces blessures. — (Voltaire, Lett. vers, 42)
    • Ce peu de lignes semblait distiller un baume salutaire sur sa blessure. — (Jean-Jacques Rousseau, Hél. I, 64)
    • Un mot, à travers ces barreaux, A versé quelque baume en mon âme flétrie. — (André Chénier, 269)
    • Quand la paix répand son baume Sur les maux qu’on endura. — (Pierre Jean de Béranger, Ménétr.)
    • Vous croyez donc que les déplaisirs et les plus mortelles douleurs ne se cachent pas sous la pourpre ? ou qu’un royaume est un remède universel à tous les maux, un baume qui les adoucit, un charme qui les enchante ? — (Jacques-Bénigne Bossuet, Marie-Thér.)
    • La tolérance sera regardée dans quelques années comme un baume essentiel au genre humain. — (Voltaire, Lett. Helvétius, 26 juin 1765)
    • Des eaux assez bonnes pour les vieillards cacochymes qui ont besoin de mettre du baume et de la tranquillité dans leur sang. — (Voltaire, Lett. d’Argental, 29 mai 1765)
    • Il y avait une riche veuve qui pleurait encore la perte de son septième mari, et j’offris à son âme ulcérée le baume de mes vœux. — (Edgar Allan Poe, « L’Ange du bizarre », dans Histoires grotesques et sérieuses, traduction de Charles Baudelaire)
  4. Variété de menthe.
    • Baume des jardins.
    • Toutes sortes de plants et d’arbrisseaux, des orties, des marguerites, des angéliques, des sureaux, des bruyères et du baume faisaient un mélange de parfums sucrés. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 173)

Dérivés[modifier]

Synonymes[modifier]

Traductions[modifier]

Nom commun 2[modifier]

Singulier Pluriel
baume baumes
\bom\
La grande baume des Malines.

baume \bom\ féminin

  1. Grotte peu profonde, abri-sous-roche, caverne.
    • Une troupe de gens […] embusqués dans la baume des fées. — (Bertrand, Gaspard de la nuit, 1841, p. 150)

Variantes[modifier]

Apparentés étymologiques[modifier]

Traductions[modifier]

Homophones[modifier]

Anagrammes[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]