chevalière

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1548) Dérivé de chevalier avec le suffixe -ière.

Nom commun 1 [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
chevalière chevalières
\ʃə.va.ljɛʁ\

chevalière \ʃə.va.ljɛʁ\ féminin

  1. Anneau large et épais, le plus souvent en or, orné d’un chaton de même métal, sur lequel sont gravées des initiales ou des armoiries.
    • Cependant, il se tortillait sur la banquette et, de sa lourde main ornée d’une chevalière et d’un assez joli brillant, promenait le cul de son verre sur le marbre de la table […] — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Surtout qu’il en porte souvent une autre au petit doigt de la main droite, un genre de chevalière plutôt mastoc, qui n’arrête pas de se retourner quand il improvise et qu’il tripote distraitement lorsqu’il est embarrassé. — (Laurent de Wilde, Monk, Folio, 1996, page 228-229)

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier le wikicode]

  • Aide sur le thésaurus chevalière figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : bague, bijou.

Traductions[modifier le wikicode]

Nom commun 2[modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
chevalière chevalières
\ʃə.va.ljɛʁ\
Satire du duel d’escrime entre « Monsieur de Saint-George et Mademoiselle la chevalière d’Éon de Beaumont » à Carlton House le 9 avril 1787. Gravure de Victor Marie Picot basée sur l’œuvre originale de Charles Jean Robineau

chevalière \ʃə.va.ljɛʁ\ féminin (pour un homme on dit : chevalier)

  1. (Noblesse) Celle qui avait reçu l’ordre de la chevalerie.
    • Nous trouvons dans les Hiſtoires des Pays-bas des Chevalereſſes. Hemericourt au Chapitre xx. des Nobles du Pays de Liege, parle d’un Seigneur de Waroux nommé Breton le vieux qui eût ſix garçons tous Chevaliers, & deux filles Chevalereſſes. Humbert de Lexy ſecond fils de ce Seigneur de Waroux eût auſſi quatre filles Chevalereſſes.
      Il y a des Chevalieres de l’ordre de Saint Jean de Jeruſalem, qui ſont Religieuſes.
      A Nivelle on fait Chevalieres les Chanoineſſes apres leur reception, & à S. Quirin de News la premiere fois qu’elles prennent le Surplis c’eſt un Gentilhomme qui le nouë en ſigne de chevalerie.
      — (Claude-François Ménestrier, Les diverses especes de noblesse, & les manieres d’en dresser les preuves, R.J.B. de la Caille, 1682, page 233)
      Nous trouvons dans les Histoires des Pays-bas des chevaleresses. Hémericourt au chapitre XX des Nobles du Pays de Liège, parle d’un Seigneur de Waroux nommé Breton le vieux qui eût six garçons tous chevaliers, et deux filles chevaleresses. Humbert de Lexy second fils de ce Seigneur de Waroux eût aussi quatre filles chevaleresses.
      Il y a des chevalières de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui sont religieuses.
      À Nivelle on fait chevalières les chanoinesses après leur réception, et à S. Quirin de News la première fois qu’elles prennent le surplis c’est un gentilhomme qui le noue en signe de chevalerie.
  2. (À notre époque) Membre féminin d’un ordre religieux, militaire ou civil.
    • Les chevalières de la Légion d’honneur — (Les chevalières de la Légion d’honneur, dans Le Petit Journal, 18 juin 1865, p. 1 [texte intégral])
    • Comme les femmes n’occupent chez nous aucune position officielle ni dans la magistrature, ni dans le clergé, ni dans l’armée, le nombre des services rendus à l’État par les petites et les grandes dames est nécessairement fort restreint. On serait obligé d’accorder des brevets de chevalières, d’officières ou de commandeuses aux mères de famille qui ont le plus d’enfants, et aux jeunes filles qui en ont eu le moins. — (Henri Rochefort, La grande Bohême, Librairie Centrale, Paris, 1867, page 174)
    • C’est en 1887 que Mme Furtado-Heine a été décorée de la Légion d’honneur. A cette-là, la Légion ne comptait ou n’avait compté que très peu de chevalières en dehors des religieuses. […] Mlle Rosa Bonheur reste aujourd’hui la seule officière. — (Les femmes décorées, dans Le Gaulois, no 5515, 12 décembre 1896, p. 1 [texte intégral])
    • Officière de l’Ordre du Canada et chevalière de l’Ordre national du Québec, Andrée Lachapelle a participé au début de la télévision québécoise dans les années 1950. — (Andrée Lachapelle est décédée, dans Métro, 21 novembre 2019 [texte intégral])
  3. (Désuet) Épouse d’un chevalier.

Synonymes[modifier le wikicode]

Notes[modifier le wikicode]

La féminisation des noms de métiers et de fonctions est un sujet débattu dans la francophonie :

Grevisse consacre un chapitre à la féminisation dans Maurice Grevisse, Cédrick Fairon, Anne-Catherine Simon, Le Petit Bon usage de la langue française, De Boeck Supérieur, 2018, page 513.

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier le wikicode]

  • Aide sur le thésaurus chevalière figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : chevalier.

Traductions[modifier le wikicode]

Forme d’adjectif [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin chevalier
\ʃə.va.lje\
chevaliers
\ʃə.va.lje\
Féminin chevalière
\ʃə.va.ljɛʁ\
chevalières
\ʃə.va.ljɛʁ\

chevalière \ʃə.va.ljɛʁ\

  1. Féminin singulier de chevalier.
    • Avoir une âme chevalière.
    • cette race de grâce, cette race de sainteté si particulière, si chevalière, si généreuse, si libérale, si française. — (Charles Péguy, Victor-Marie, Comte Hugo, 1910, page 464)
    • Au fond, Gringoire, comme M. Despréaux, était « très peu voluptueux ». Il n’était pas de cette espèce chevalière et mousquetaire qui prend les jeunes filles d’assaut. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, Librairie Ollendorff, 1904 (1re éd. 1832), page 79)

Prononciation[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

Moyen français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

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Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
chevalière chevalières
\ʃə.va.ljɛʁ\

chevalière \ʃə.va.ljɛʁ\ féminin

  1. Épouse d’un chevalier.

Références[modifier le wikicode]