gogo

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Voir aussi : Gogo, Gógó, go-go

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Nom commun 1) (1834) Réapparait en français moderne sous le nom d’un personnage de la comédie de Saint-Amand, Antier et Frédérick Lemaître, Robert Macaire (qui est un escroc) où Monsieur Gogo est un bourgeois candide et escroqué ; probablement formé sur le radical de gober [1].
Mais le mot est plus ancien → voir à gogo, gogue et goguette [1].
(Nom commun 2) Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.
(Nom commun 3) Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Nom commun 1 [modifier]

Singulier Pluriel
gogo gogos
\ɡo.ɡo\

gogo \ɡo.ɡo\ masculin

  1. (Familier) Celui qui est d’une crédulité niaise et se laisse facilement duper en matière d’affaires et de finances.
    • On trouve toujours des gogos pour apporter leur argent aux affaires véreuses.
    • En échange de ce paradis, en échange de toutes ces liches, en échange de toutes ces bitures, tu me turlupines comme un gogo. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
    • Parfois, il faut l’avouer, la pilule est un peu difficile à faire avaler aux gogos, et on use alors d’humour et de raisonnements : mais, on va le voir ici, seuls ces derniers sont volontaires. — (Bernard Dubourg, L’invention de Jésus, tome I, « L’hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, p. 31)

Synonymes[modifier]

Dérivés[modifier]

Nom commun 2[modifier]

gogo \ɡo.ɡo\ masculin

  1. Langue bantoue parlée dans la région de Dodoma en Tanzanie.

Nom commun 3[modifier]

gogo \ɡo.ɡo\ masculin

  1. (Désuet) (Pêche) Foie de morue.
    • Il était gogotier, c’est-à-dire chargé d’extraire l’huile de foie frais, que, sur les bancs, on nomme, allez savoir pourquoi ! « gogos » — (Roger Vercel, Jean Villemeur, Albin Michel, 1939)
    • Les foies de morues bénéficient d'un traitement à part. Il sont récupérés au passage par l’ébreuilleur et mis dans une facière (sorte de tonneau) où ils vont se décomposer sous l’œil attendri du gogotier. Celui-ci surveille l’extraction de l'huile et enlève le gogo, un résidu solide et légèrement puant. Lorsque les foies auront suinté toute leur huile (réputée tonique), celle-ci sera livrée au commerce pour la plus grande joie des enfants souffreteux. — (Maurice Duron, Des mots de voile et de vent: un langage oublié, Éditions Autrement, 2003, p. 158)

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]